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31/01/2014 10:15 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Le Cachemire indien paralysé en raison d'un verdict controversé

Le Cachemire indien était en grande partie paralysé vendredi, avec ses principaux commerces fermés et des manifestants dans les rues, en guise de protestation contre l'acquittement la semaine dernière par un tribunal militaire, de cinq officiers impliqués dans la mort de civils, il y a 14 ans.

Dans la grande ville de Srinagar, mais aussi en d'autres parties de cette région instable, les commerces étaient fermés et les transports publics bloqués, après que des groupes séparatistes eurent appelé à la grève pour protester contre ce verdict.

Des manifestants clamant des slogans anti-indiens ont jeté des pierres lors des affrontements avec la police et les forces para-militaires qui ont utilisé du gaz lacrymogène afin de les disperser.

Mirwaiz Umar Farooq, qui dirige une faction du front d'organisations indépendantistes modérées Hurriyat Conference, a pressé les Cachemiriens de "faire entendre (leur) voix contre le verdict", dans un communiqué cette semaine.

La police a interpellé une dizaine de militants après qu'ils eurent tenté de manifester à proximité d'un quartier commerçant du centre de Srinagar, a constaté un photographe de l'AFP.

Des centaines d'habitants ont aussi protesté près des tombes des cinq civils dans le village de Brari Angan, dans l'Etat de Jammu-et-Cachemire, scandant "nous voulons que justice soit rendue", selon un responsable de la police.

Les cinq victimes avaient été tuées quelques jours après le massacre de 35 Sikhs dans le village de Chattisinghpora en mars 2000.

L'armée avait décrété que les victimes étaient des "militants étrangers", les accusant d'être responsables du massacre.

Mais une enquête menée par le Bureau Central d'enquête de l'Inde, avait qualifié les faits de "meurtre de sang-froid", ouvrant la voie à un procès à huis-clos devant un tribunal militaire.

Les cinq soldats ont cependant été acquittés jeudi dernier, car l'évidence des preuves n'a pu être établie contre aucun des accusés, selon un communiqué de l'armée.

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