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31/01/2014 09:07 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

GB : du radon a déclenché l'alerte sur un site nucléaire (exploitant)

Les "niveaux élevés de radioactivité" détectés sur le site nucléaire de Sellafield, dans le nord-ouest de l'Angleterre, ne sont pas attribuables au complexe mais à la présence dans l'atmosphère de radon, élément radioactif naturel, a annoncé vendredi l'exploitant.

"La radioactivité détectée dans la nuit (de jeudi à vendredi) sur l'un de nos moniteurs en plein air n'est pas attribuable à un problème" sur le site, a déclaré Sellafield Ltd dans un communiqué.

"Nos moniteurs sont extrêmement sensibles et détectent toute anomalie. Dans la nuit, le système de détection a décelé des niveaux élevés de radioactivité. A la suite d'une enquête et d'analyses, nous pouvons désormais confirmer que ces niveaux correspondent à du radon qui se trouve naturellement dans l'atmosphère", a ajouté l'exploitant.

Plus tôt dans la journée, Sellafield avait annoncé, par "mesure de prudence et de précaution", que seul le personnel essentiel devait se rendre sur son lieu de travail. Le site a cependant continué à opérer normalement.

"Nous avons toujours été persuadés que la situation ne présentait pas de risque pour le public et le personnel car les niveaux détectés, même s'ils étaient supérieurs au niveau de radiation dans l'atmosphère, étaient toujours faibles", a encore assuré Sellafield Ltd rappelant que sa priorité numéro un était "de gérer le site de façon sûre".

"Les opérations habituelles menées le week-end" à Sellafield auront bien lieu, et "le personnel de jour reprendra son travail normalement lundi".

Sellafield, dont la réputation a été longtemps ternie par des dysfonctionnements, a été la première centrale nucléaire dans le monde à fournir de l'électricité au public, mais elle a cessé d'en produire en 2003. Le site abrite de multiples installations, dont certaines sont en cours de démantèlement. Il est désormais utilisé pour le stockage des déchets nucléaires et le retraitement du combustible usé.

En mars 2013, il avait été momentanément fermé "par précaution" en raison d'intempéries. Il est géré et exploité par un consortium auquel participe notamment le groupe français Areva.

bed/jb/sym

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