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31/01/2014 07:18 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

France: baisse des expulsions et hausse des régularisations de clandestins en 2013

Le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls a annoncé vendredi une baisse des expulsions de clandestins, liées à une chute des retours aidés de Roms, tout en accusant ses prédécesseurs d'avoir affiché une "fermeté de papier" et des "contre-vérités".

M. Valls, qui présentait pour la première fois un bilan chiffré de sa politique migratoire lors d'une conférence de presse, a accusé ses prédécesseurs de droite d'avoir affiché "une fermeté de papier" face à l'immigration irrégulière avec une "hausse factice de 50 pour cent" des éloignements.

Entre 2006 et 2011, "la seule chose qui a augmenté pendant cette période, ce sont les retours aidés", a déclaré le ministre de l'Intérieur.

Ces retours, volontaires en échange d'un pécule, ont surtout profité à des Roms pour repartir en Bulgarie et Roumanie, mais la plupart revenaient ensuite. Ces aides ont été fortement réduites au 1er février et les départs dans ce cadre ont chuté de 80% en 2013 par rapport à 2012. Plus de 11 millions d'euros ont par ailleurs été économisées, selon le ministre.

En conséquence, le nombre des éloignements, qui avait battu un record de 36.000 en 2012, est de 27.051 pour 2013, a indiqué Manuel Valls, en relevant que ce chiffre comportait encore des ambiguïtés.

En effet, il inclut 15.469 "vrais éloignements" (selon ses termes), c'est-à-dire sous la contrainte, et près de 5.500 "départs spontanés" (comptabilisés aux frontières quand un étranger en situation irrégulière quitte le pays de lui-même avec un visa expiré par exemple).

"Trop de contre-vérités ont été dites (...). La politique du chiffre et ses effets factices ne se sont pas limités aux seuls chiffres de la sécurité", a déclaré le ministre de l'Intérieur, affirmant: "Le bilan du précédent gouvernement est simplement très mauvais".

Manuel Valls, qui alterne au fil du temps signaux de "fermeté" et messages "d'humanisme", a assumé, par ailleurs, une hausse des naturalisations par décret (non automatique) de 14% en 2013 (52.207 contre 46.003 en 2012). Cette augmentation déjà annoncée correspond à sa volonté de relancer un processus d'intégration que des consignes "opaques" avaient fait chuter de moitié depuis 2010.

Sur le sujet des régularisations de sans-papiers, autre sujet polémique, il a toutefois renvoyé le bilan statistique à avril, après les élections municipales.

"Il y aura environ 10.000 régularisations supplémentaires en 2013", soit environ 46.000 au total, notamment après une circulaire qui a ouvert la régularisation aux familles ayant des enfants scolarisés depuis trois ans.

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