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31/01/2014 06:39 EST | Actualisé 02/04/2014 05:12 EDT

Deuxième jour de distribution d'aide au camp Yarmouk de Damas (ONU)

La distribution de l'aide alimentaire aux habitants de Yarmouk, le camp palestinien du sud de Damas, assiégé par l'armée syrienne depuis sept mois, s'est poursuivie vendredi pour la deuxième journée, a affirmé l'ONU.

Le porte-parole de l'Agence des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Chris Guness, a indiqué qu'un nouveau convoi avait pu pénétrer vendredi dans le camp.

"Le personnel de l'UNRWA a distribué 980 rations, contre 1.026 la veille, pour un total de 2.144 depuis le 18 janvier", date à laquelle un premier convoi avait pu pénétrer dans Yarmouk, a-t-il expliqué.

Chaque ration est suffisante pour dix jours à une famille de huit personnes.

Selon ce responsable de l'UNRWA, les personnes ayant besoin de cette aide "se comptent par dizaines de milliers, dont les 18.000 Palestiniens, parmi lesquels des femmes et des enfants".

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), 87 personnes sont mortes de faim et d'absence de soins médicaux dans le camp depuis le début du siège.

Le camp de Yarmouk avait été établi par l'ONU en 1948 pour accueillir les Palestiniens ayant fui lors de la première guerre israélo-arabe. Il s'est transformé au fil des ans en quartier résidentiel et commercial, mais on continue à l'appeler le "camp" Yarmouk.

En 2011, près de 150.000 Palestiniens et autant de Syriens y vivaient. Lorsque la guerre a touché Damas à l'été 2012, des milliers d'habitants d'autres parties de la capitale y ont trouvé refuge, car le quartier était calme.

Mais peu après Yarmouk est devenu à son tour un champ de bataille, certains Palestiniens ayant appuyé les rebelles tandis que d'autres comme le Front populaire de libération de la Palestine - Commandement général (FPLP-CG) combattent aux côtés du régime syrien.

En juin 2013, l'armée syrienne a imposé un bouclage total de ce quartier de 2 km2. Selon des témoignages recueillis par l'AFP auprès de résidents via internet, certains des habitants ont été réduits à manger des chats et des chiens.

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