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30/01/2014 12:14 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

Syrie: pas d'accord sur la façon de traiter le "terrorisme" (Brahimi)

Lakhdar Brahimi, le médiateur international pour le conflit syrien, a confirmé jeudi que les discussions à Genève entre opposition et régime ont porté jeudi sur le "terrorisme" en Syrie, sans qu'il y ait accord sur la façon de le traiter.

Le régime syrien et l'opposition, en négociations depuis samedi sous l'égide de l'ONU à Genève, se sont accusés mutuellement jeudi d'actes de "terrorisme" dans la guerre qui les oppose depuis près de trois ans.

"Il n'y a pas eu d'accord sur la façon de le traiter", a indiqué M. Brahimi dans une conférence de presse. "Je ne sens pas réellement de changement dans la position des deux interlocuteurs", a-t-il ajouté.

Il a annoncé que la dernière réunion prévue vendredi matin pour cette session de pourparlers viserait à tirer "quelques leçons sur ce que nous avons fait et cherchera comment nous pouvons mieux nous organiser pour la prochaine session".

Celle-ci devrait se tenir aux alentours du 10 février à Genève. La date sera confirmée vendredi.

Le médiateur a catégoriquement démenti que des négociations parallèles se déroulent ailleurs en Suisse, à Berne comme l'a affirmé une chaîne d'information continue arabe. "Ce serait bien, ainsi je pourrais rentrer chez moi, malheureusement il n'y a pas de discussions parallèles", a dit M. Brahimi en réponse à une question.

Il s'est dit "très, très déçu par l'absence de progrès sur l'aide humanitaire au quartier assiègé de Homs", la troisième ville du pays. "Les négociations se poursuivent, maintenant il faut savoir ce qui se passe d'abord? Est-ce que l'aide peut entrer et ensuite les gens sont autorisés à sortir, ou l'inverse, d'abord les gens sortent et ensuite on voit que faire pour l'aide. C'est malheureusement une situation de guerre civile".

Le gouvernement entend d'abord laisser sortir femmes et enfants restés bloqués dans la vieille ville depuis plus de 600 jours, l'opposition refusant la séparation des familles, tandis qu'humanitaires et diplomates rappellent que le droit international interdit les mouvements de population sous la pression, la décision doit être prise librement et non sous la contrainte de manque de vivres et de médicaments.

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