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30/01/2014 09:38 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

Québec lance un comité de travail sur les commotions cérébrales

Québec a décidé d'intervenir dans le dossier des commotions cérébrales chez les jeunes qui s'adonnent au football. La ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Marie Malavoy, a annoncé la mise en place d'un groupe de travail qui aura six mois pour étudier la question avant de lui transmettre ses conclusions.

Le groupe sera composé de membres des milieux sportif, médical, juridique et ses travaux seront menés par le neuropsychologue Dave Ellemberg.

« J'ai réuni dans ce groupe des experts qui connaissent tant les réalités sportives et médicales que juridiques. Ils devaient être indépendants des structures déjà établies pour être en mesure de brosser un portrait exact de la situation des commotions cérébrales dans le sport », a précisé Mme Malavoy jeudi.

Une équipe de l'émission Enquête de Radio-Canada a colligé des données qui illustrent qu'au sein de plusieurs écoles de football amateur, il se produit de 5 à 10 commotions par année.

Football Québec appuie « sans réserve » la création de ce groupe de travail. « Seule une structure rigoureuse, bien établie, munie d'un mandat clair et dotée de ressources adéquates pourra gérer ce dossier complexe et répondre aux nombreuses questions demeurées sans réponses à la suite de la diffusion du reportage d'Enquête », a indiqué le président de la Fédération québécoise de football amateur, Jean M. Poirier.

M. Poirier reconnaît que la fédération n'a pas les moyens d'encadrer les jeunes footballeurs de la province et de veiller à ce qu'ils pratiquent leur sport en toute sécurité. Dans les circonstances, la fédération accueille l'annonce de la ministre Malavoy à bras ouverts.

Néanmoins, au Réseau du sport étudiant du Québec et de Football Québec, on se dit fort surpris de ces données révélées dans le reportage. En effet, Jean-Charles Meffe, directeur de Football Québec, a affirmé plus tôt que très peu d'équipes rédigent un rapport écrit, comme elles seraient censées le faire, dans les 30 jours suivant un incident durant lequel un jeune footballeur subit une commotion cérébrale.

La réglementation de Football Québec n'oblige pas les écoles à se doter d'un protocole de prévention et de prise en charge lorsque des commotions cérébrales se produisent sur leur terrain de football. Or, une personne qui a déjà subi une commotion cérébrale a cinq fois plus de risques d'en faire une seconde.

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