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30/01/2014 03:04 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

Ouverture du sommet de l'Union africaine, dominé par le Soudan du Sud et à la Centrafrique

Le 22e sommet de l'Union africaine (UA), dominé par les crises au Soudan du Sud et en République centrafricaine, s'est ouvert jeudi matin dans la capitale éthiopienne Addis Abeba.

"Nos coeurs sont avec les populations de République centrafricaine et du Soudan du Sud, qui font face à des conflits dévastateurs dans leurs pays et en particulier aux femmes et aux enfants qui sont devenus les victimes", a déclaré la présidente de la Commission de l'UA, l'organe exécutif du bloc panafricain, Nkosazana Dlamini-Zuma, en ouverture du sommet.

"Nous devons travailler ensemble pour assurer la construction d'une paix durable", a-t-elle ajouté.

Les débats avaient auparavant été ouverts par le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, dont le pays va transférer au cours du sommet la présidence tournante de l'organisation à la Mauritanie.

Au Soudan du Sud, deux camps s'opposent depuis mi-décembre, l'armée pro-gouvernementale et des forces regroupées derrière l'ancien vice-président Riek Machar.

Malgré un accord de cessez-le-feu signé la semaine dernière, les affrontements continuent dans plusieurs régions. En six semaines, des milliers de personnes ont été tuées et 800.000 chassées de chez elles.

Dans ce pays indépendant depuis peu, après sa partition du Soudan en juillet 2011 au terme d'une longue guerre civile (1983-2005), la rivalité politique entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président a dégénéré en une confrontation armée qui prend une dangereuse tournure ethnique entre Dinka et Nuer, les deux principales communautés du Soudan du Sud.

L'UA a été invitée la semaine dernière à jouer un rôle plus actif - jusqu'ici, les efforts de médiation ont été menés par une organisation sous-régionale est-africaine, l'Igad.

Quant à la Centrafrique, où une force de l'UA (la Misca) et un contingent de l'armée française sont déployés, elle est en crise depuis mars 2013, lorsqu'une rébellion à majorité musulmane avait renversé le gouvernement, déclenchant une spirale de violences intercommunautaires dont les civils sont les premières victimes.

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Après la démission du président de transition et ex-chef rebelle Michel Djotodia, une femme lui a succédé, Catherine Samba Panza. Un nouveau gouvernement a été formé tandis que les ex-rebelles de la Séléka, honnis de la population majoritairement chrétienne, évacuaient leurs derniers bastions dans la capitale.

jv-aud/de

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