POLITIQUE
29/01/2014 06:36 EST | Actualisé 01/04/2014 05:12 EDT

CPE: Un comité recommande une hausse du tarif

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La table est mise pour une hausse du tarif des garderies à 7 $ par jour. Un comité mis sur pied par la ministre de la Famille, Nicole Léger, recommande de hausser les tarifs des garderies à 7 $ et d'indexer annuellement la contribution parentale.

Le groupe de travail, présidé par un ancien sous-ministre du ministère, Maurice Boisvert, souligne dans son rapport que la part payée par les parents pour les frais de garde est passée de 20 % en 1997 à 13 % aujourd'hui. Cela s'explique par le fait qu'un gel des tarifs est en vigueur depuis 2004, alors que les coûts de fonctionnement du réseaux, eux, n'ont cessé d'augmenter année après année. 

Au fil des ans, proportionnellement, la contribution des parents, par rapport à celle de l'ensemble des contribuables n'a cessé de diminuer. L'État assume donc actuellement 87 % de la facture.

Selon les chiffres du groupe de travail, le réseau des services de garde grugeait 221 millions $ de fonds publics en 1997, contre 2,2 milliards $ l'an passé. Avant le gel des frais en 2004, le tarif quotidien dans les garderies était de 5 $ depuis 1997.

La ministre de la Famille assure toutefois après la publication du rapport qu'elle n'a pas l'intention d'augmenter le tarif de 7 dollars pour le moment, sans exclure des changements ultérieurement.

Mis sur pied en octobre 2013, le mandat du groupe de travail était de faire le point sur le financement et la pérennité des services de garde.

Dans son rapport, il ne se risque pas à dire quelle serait à ses yeux une hausse acceptable du tarif pour les parents, mais il demande au gouvernement d'y aller en douceur. « Il faudrait que l'augmentation ne crée pas de choc tarifaire et que les répercussions sur les familles à faible revenu puissent être atténuées par des mesures fiscales si nécessaire. Par la suite, un mécanisme d'indexation annuel devrait s'appliquer », préconise le rapport.

Une éventuelle hausse des tarifs risque de ne pas être très populaire. Si le gouvernement souhaite la faire adopter, il pourrait s'attirer les foudres de milliers de jeunes parents appréciant ce programme social très prisé depuis sa création.

Le groupe de travail recommande par ailleurs au gouvernement de revoir la structure de la subvention de fonctionnement versée aux CPE. Selon le comité, Québec devrait favoriser les regroupements de CPE, encourager les économies d'échelle et simplifier les règles budgétaires.

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