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29/01/2014 02:05 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

USA: la Fed poursuit la réduction de son aide monétaire

La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé de poursuivre, comme attendu, une réduction limitée de son soutien monétaire à l'économie des Etats-Unis et de maintenir les taux d'intérêts inchangés proches de zéro, selon un communiqué mercredi.

La Fed, qui estime que la croissance de l'économie américaine s'est "accélérée", réduit de 10 milliards de dollars ses achats d'actifs pour les porter à 65 milliards de dollars mensuels.

A l'issue de deux jours de réunion à Washington de son comité de politique monétaire (FOMC), présidée pour la dernière fois par Ben Bernanke, la Fed a indiqué dans un communiqué qu'à partir de février, elle réduisait à 30 milliards de dollars (au lieu de 35) ses achats de titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) et à 35 milliards (au lieu de 40) ses achats de bons du Trésor.

Ces injections de liquidités, auxquelles elle procède depuis 16 mois, visent à soutenir la reprise, en influant sur les taux à la baisse pour favoriser l'investissement et l'emploi.

Comme en décembre, la Banque centrale précise que cette réduction d'achats d'actifs se poursuivra "par étapes mesurées au cours des prochaines réunions" si le marché de l'emploi s'améliore et si l'inflation se rapproche de son objectif de 2%. L'inflation, selon l'indice PCE, se situait à 0,9% en novembre.

La Fed estime que "la croissance de l'activité de l'économie s'est accélérée au cours des derniers trimestres", citant "une amélioration" du marché de l'emploi et surtout une progression "plus rapide" des dépenses des ménages et des investissements des entreprises.

Les taux directeurs, proches de zéro depuis fin 2008, demeurent à ce niveau, confirme encore la Fed dans le communiqué en promettant comme en décembre qu'ils le resteront "bien après" que le chômage déclinera sous les 6,5%, "surtout" si l'inflation continue d'être en-dessous de l'objectif à long terme de 2%.

Le taux de chômage se situait en décembre à 6,7%.

La décision de poursuivre cette diminution limitée de sa politique expansionniste était attendue par les analystes. Pourtant, elle est aussi jugée en partie responsable des fortes turbulences intervenant sur les marchés émergents.

Le communiqué de la Fed ne mentionne pas ces mouvements affectant les monnaies des pays émergents.

Cette réunion du FOMC était la dernière pour Ben Bernanke, 60 ans, qui a été à la tête de la banque centrale pendant huit ans. Crédité pour avoir aidé le pays à sortir de la crise financière de 2008, il passe les rênes vendredi à Janet Yellen, qui en était la vice-présidente.

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