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29/01/2014 08:41 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

Ukraine : des contestataires chassent des opposants radicaux d'un ministère

Des opposants membres d'une des principales formations animant le mouvement de contestation en Ukraine ont chassé manu militari mercredi du ministère ukrainien de l'Agriculture d'autres militants de l'opposition, plus radicaux, qui occupaient ce bâtiment du centre de Kiev depuis plusieurs jours, selon des sources concordantes.

Des militants du groupe Spilna Sprava (Cause Commune) sont sortis du ministère après que des représentants de Svoboda (Liberté), également dans l'opposition, les eurent enjoints de quitter les lieux afin de ne pas porter ombrage aux négociations en cours sur une amnistie des manifestants emprisonnés à la suite des récents troubles, a constaté un photographe de l'AFP.

Les militants radicaux étaient en tenue de camouflage et encagoulés, peut-on voir sur les photos.

Ils ont évacué le bâtiment après que des dizaines de membres de Svoboda, partie prenante dans les négociations en cours entre l'opposition et le pouvoir, s'y furent présentés pour les en faire sortir.

Ces derniers avaient un bâton à la main et portaient des casques de chantier, mais leur visage était visible, contrairement aux militants plus radicaux.

La cinquième chaîne de télévision ukrainienne a fait état de heurts entre les deux groupes au ministère et de plusieurs blessés, des informations invérifiables de source indépendante pour le moment.

Mis à part ce dernier incident en date, le calme régnait mercredi matin dans le centre de Kiev recouvert d'une fine couche de neige, seule une poignée de contestataires casqués et armés de bâtons ou de battes de baseball "patrouillant" sur la place de l'Indépendance, haut lieu du mouvement de protestation déclenché il y a deux mois.

Certaines des impressionnantes barricades érigées ça et là semblaient même à l'abandon.

Des opposants radicaux avaient investi dimanche soir un autre ministère, celui de la Justice, avant de l'évacuer lundi dans la journée après que les autorités eurent menacé de décréter l'état d'urgence s'il y demeuraient.

Hors de la capitale, les contestataires occupent toujours des bâtiments de l'administration dans de nombreuses régions, surtout de l'Ouest, où les nationalistes sont très influents.

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