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29/01/2014 07:49 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

L'opposition syrienne parle de "pas en avant" dans les négociations à Genève

L'opposition syrienne a annoncé mercredi un "pas en avant" dans les négociations menées avec le régime sous l'égide de l'ONU à Genève, affirmant que la question cruciale du gouvernement de transition a été évoquée "pour la première fois".

La délégation du régime syrien a également confirmé que les discussions ont porté sur l'accord dit de Genève I, adopté en juin 2012 par les grandes puissances et qui prévoit la mise en place de cette autorité. Les représentants de Damas ont cependant précisé que les pourparlers se sont concentrés sur la fin de la violence en Syrie et la lutte contre le "terrorisme", priorité depuis le début des discussions.

"Aujourd'hui, nous avons noté un pas en avant, car pour la première fois, nous sommes en train de parler de l'autorité gouvernementale de transition pour mettre un terme à la dictature et mettre fin aux combats et à la misère en Syrie", a dit à la presse Louai Safi, un membre de l'opposition, à l'issue d'une séance matinale présidée par le médiateur Lakhdar Brahimi.

L'interprétation du texte de l'accord de Genève I par les deux camps est diamétralement opposée, le document étant ambiguë et n'évoquant pas le sort du président Bachar al-Assad.

Pour l'opposition Genève I ouvre la voie à une transition sans M. Assad, tandis Damas exclut ce scénario et estime que le texte évoque en premier lieu la fin des combats.

M. Safi a indiqué que la réaction du régime "n'était pas encourageante car ils ont voulu éviter de parler de l'autorité gouvernementale transitoire et ont préféré se concentrer sur la question du terrorisme", terme utilisé par le pouvoir à Damas pour désigner les rebelles.

"Ils n'ont pas accepté notre proposition mais ils ont commencé à parler dans le cadre de Genève I", a-t-il ajouté.

"J'espère que nous allons faire plus de progrès dans les prochains jours", a toutefois indiqué l'opposant.

"Oui, les pourparlers ont été positifs aujourd'hui car ils ont porté sur le terrorisme et sur Genève I", a indiqué de son côté Bouthaina Chaabane, conseillère politique et médiatique du président Assad.

Mais "la seule différence entre nous et eux, et elle est de taille, c'est que nous voulons discuter de Genève I point par point en commençant par le premier point", qui porte sur l'arrêt de la violence.

"Ils ne veulent pas discuter de Genève point par point. Ils veulent tout de suite sauter à la clause qui parle du gouvernement de transition parce que leur unique intérêt est d'être dans dans ce gouvernement. Nous, nous voulons arrêter cette guerre horrible", a-t-elle ajouté.

"Comment pouvez-vous discuter d'un gouvernement de transition avec tout ce qui se passe en Syrie, avec ce terrorisme, cette effusion de sang, ces enlèvements, c'est très difficile", a encore souligné la conseillère.

Le régime de Damas n'a jamais reconnu la contestation dans le pays, au départ pacifique avant de se transformer, sous la répression, en une guerre sanglante qui a fait plus de 130.000 morts depuis mars 2011.

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