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29/01/2014 09:13 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

La justice israélienne se penche sur le tracé du "mur", pas de décision attendue

La Cour suprême israélienne a examiné mercredi un recours contre le tracé de la barrière de séparation en Cisjordanie dans la vallée de Crémisan, site emblématique du patrimoine palestinien chrétien, a-t-on appris auprès des requérants.

"Je ne m'attends à aucune décision aujourd'hui, cela prendra peut-être un mois", a déclaré à l'AFP, Yousra al-Arja, 75 ans, qui habite la vallée.

"Nous avons peu d'espoir, mais avec la pression diplomatique et la présence massive de l'Église, nous pouvons peser positivement sur la décision", a indiqué le père Ibrahim al-Shomali, curé de Beit Jala, près de Bethléem.

Une vingtaine de Palestiniens de Beit Jala, que le tracé de la barrière menace de séparer de leurs terres dans la vallée, se sont déplacés à Jérusalem pour assister à l'audience de la Cour qui examine le recours d'habitants de la vallée.

La vallée de Crémisan, couverte de citronniers et d'oliviers, est connue pour son vignoble qui produit le vin de messe de Terre sainte.

Mercredi également, la Haute Cour de Justice israélienne doit examiner un recours contre le passage de cette barrière à Battir, dont les terrasses agricoles de l'époque romaine sont considérées comme un prétendant sérieux au classement par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité.

Fait inhabituel, le recours, présenté par l'ONG Les Amis de la Terre/Moyen-Orient, a également reçu le soutien de l'Autorité israélienne des réserves et parcs naturels, pourtant dirigée par des partisans de la colonisation, au nom de la protection de l'environnement et du site.

La barrière, achevée aux deux tiers, et qui atteindra à terme environ 712 km, se trouve à 85% en Cisjordanie, isolant 9,4% du territoire palestinien, dont Jérusalem-Est, selon l'ONU.

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