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29/01/2014 05:28 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

Intimidation de représentants syndicaux dans la fonction publique : le NPD demande aux conservateurs d'agir

Au lendemain de la diffusion du reportage de Radio-Canada, qui révélait que des délégués syndicaux au fédéral n'osent plus prendre la parole par crainte de représailles, l'opposition officielle a réagi durant la période de questions aux Communes, mercredi.

Le député néo-démocrate de Pontiac et porte-parole pour le Conseil du Trésor, Mathieu Ravignat, a dénoncé ces agissements.

« Quand on connaît les positions antisyndicales des conservateurs, on se doute pas mal d'où vient la directive », a-t-il ajouté.

Le député Ravignat a demandé au ministre de la Fonction publique, Tony Clement, de poser un geste concret pour rassurer les fonctionnaires, en donnant une consigne à ses gestionnaires et en protégeant « la liberté d'expression [des] fonctionnaires. »

Le ministre Clement a répliqué en se faisant rassurant, soulignant que cette façon de procéder n'était pas la politique de son gouvernement ni des gestionnaires.

« Notre but, notre défi [est] d'agir [de façon] raisonnable et équitable pour les fonctionnaires bien sûr, pour la fonction publique, mais en même temps pour les contribuables qui payent la facture. »

Sous le couvert de l'anonymat, des représentants syndicaux avaient rapporté, par exemple, que leurs allées et venues étaient surveillées ou qu'ils avaient subi des mesures disciplinaires après avoir commenté publiquement les répercussions des compressions budgétaires.

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