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29/01/2014 06:46 EST | Actualisé 31/03/2014 05:12 EDT

Canada: le maire de Toronto accusé d'avoir fait tabasser l'ex-ami de sa soeur (médias)

Le maire de Toronto Rob Ford a été accusé mercredi d'avoir fait passer à tabac l'ancien fiancé de sa soeur pour le dissuader de rendre public ses problèmes d'abus d'alcool et de drogue, ont rapporté les médias canadiens.

Dans une plainte déposée à la cour supérieure de l'Ontario (est), l'ex-ami de la soeur de l'édile, Scott MacIntyre, affirme que le maire était "indirectement" impliqué dans cette attaque qui a eu lieu dans une prison de Toronto, en mars 2012, a indiqué le quotidien Toronto Star.

L'avocat du maire, Dennis Morris, a confirmé lors d'un point de presse mercredi à la mairie que Rob Ford faisait face à des accusations, mais n'avait pas voulu commenter plus avant, disant "ne pas avoir tous les détails".

A l'époque, les problèmes de consommation d'alcool et de drogue du maire Ford n'étaient pas encore publics.

Rob Ford a avoué en novembre, après plusieurs mois de déni, avoir fumé du crack. Il avait déjà aussi reconnu avoir fumé beaucoup de cannabis.

M. MacIntyre, qui avait à l'époque une liaison avec la soeur de Rob Ford, soutient avoir perdu plusieurs dents dans l'attaque et s'être fait casser un bras. Il avait dû être hospitalisé.

M. MacIntyre soutient que le maire avait interprété des commentaires, qu'il avait formulés dans une lettre adressée à la soeur de l'édile, Kathy, comme une menace "de rendre publics les abus d'alcool et de drogue de Ford et son association avec des criminels".

Le texte de la plainte soutient que le maire a riposté en envoyant à M. MacIntyre "un message clair pour l'empêcher de le faire". La plainte met également en cause deux autres hommes, dont l'un était emprisonné avec M. MacIntyre, ainsi que le ministère des Services correctionnels de l'Ontario, responsable des prisons dans cette province.

M. MacIntyre réclame plus d'un million de dollars de dommages et intérêts.

L'avocat de Rob Ford a qualifié "de très irresponsables" les affirmations de M. MacIntyre, selon lesquelles le maire aurait joué un rôle pour lui nuire.

Aucune des affirmations de M. MacIntyre n'a encore été prouvée devant un tribunal.

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