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28/01/2014 04:54 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Venezuela : saisie de 106 tonnes d'aliments de contrebande destinés à la Colombie

Environ 100 tonnes d'aliments de contrebande destinés à la Colombie ont été saisies au Venezuela, où les prix sont contrôlés par l'Etat et les pénuries se multiplient alors qu'environ 30% des produits alimentaires importés terminent au marché noir, a annoncé mardi la Garde nationale.

Au cours de trois opérations réalisées ces derniers jours dans l'Etat de Zulia (ouest), frontalier avec la Colombie, la Garde nationale bolivarienne a saisi 106 tonnes d'aliments, principalement du riz, et 11 personnes "ont été mises à disposition de la justice", a déclaré dans un communiqué le général Luis Morales, chef de la Garde de Zulia.

Environ 90 tonnes de riz ont été découvertes lors de deux opérations, dont 30 dans un poids-lourd dissimulé dans un atelier de carrosserie dans la localité de La Cañada, tandis que "16 autres tonnes d'aliments divers" se trouvaient dans cinq camions sur une piste "en direction de La Guajira vénézuélienne et de là vers la Colombie", a précisé le haut responsable militaire.

Le président du Parlement, Diosdado Cabello, avait admis lundi que "30% des aliments importés par le Venezuela partaient en contrebande vers la Colombie", raison pour laquelle les patrouilles militaires ont été renforcées dans la zone frontalière.

Pays disposant des plus importantes réserves de pétrole au monde, le Venezuela importe la quasi totalité de ce qu'il consomme, principalement depuis la Colombie, le Brésil, l'Argentine et l'Uruguay.

A moto, en voiture ou en camion, les contrebandiers traversent quotidiennement la frontière avec des produits de première nécessité acquis au Venezuela, où les prix sont contrôlés par l'Etat dans le but de tenter de juguler une inflation galopante (plus de 56% en 2013) pour être revendus plus cher en Colombie, aggravant de ce fait les pénuries dont souffre le Venezuela.

Caracas et Bogota ont renforcé le contrôle de leurs 2.200 km de frontière commune dans l'espoir de freiner la contrebande d'aliments et d'essence, quasiment gratuite au Venezuela.

Les pertes pour le Venezuela dues au trafic d'essence sont estimées à 1,4 milliard de dollars par an, tandis que les producteurs et commerçants colombiens se plaignent de ne pas pouvoir rivaliser avec les prix subventionnés vénézuéliens.

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