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28/01/2014 08:04 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

État de l'Union : Obama évoque des décrets pour réduire les inégalités

La présente année électorale aux États-Unis pourrait voir l'administration de Barack Obama poser des gestes pour combattre les inégalités économiques, du moins si on en croit le discours sur l'état de l'Union qu'a prononcé, mardi soir, le président démocrate.

À un peu plus de neuf mois des élections de mi-mandat, le président Obama promet des propositions « concrètes et pratiques » pour « faire accélérer la croissance, renforcer la classe moyenne et créer des nouvelles passerelles vers la classe moyenne ».

Barack Obama a aussi l'intention de se montrer combatif face à ses adversaires républicains au Congrès, particulièrement la Chambre des représentants majoritairement républicaine et souvent réfractaire à ses politiques, même s'il dit avoir « hâte de travailler » avec tous les élus.

« Mais les États-Unis ne restent pas immobiles, et moi non plus. Donc, quand je pourrai prendre des mesures sans passer par la voie législative pour améliorer les occasions de réussir pour davantage de familles américaines, c'est ce que je ferai », a affirmé le président.

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Le président américain a annoncé des mesures qu'il compte adopter par voie de décret, comme l'augmentation du salaire minimum de 7,25 $ à plus de 10 $ l'heure pour certains employés du gouvernement fédéral.

M. Obama a aussi parlé de la foi en une égalité des chances pour tous. « Soyons francs : cette foi a subi de graves revers. Depuis plus de trois décennies, avant même que la grande récession s'abatte, des évolutions technologiques massives et la concurrence mondiale ont éliminé de nombreux emplois de qualité de la classe moyenne, et sapé les fondations de l'économie dont leurs familles dépendent », a déclaré le président américain.

Comme à l'habitude, le Parti républicain a délégué un représentant pour donner la réplique au discours présidentiel. Cette fois-ci, c'est une représentante, Cathy McMorris Rodgers, élue de l'État de Washington, qui avait cette responsabilité.

Au cours des dernières années, les répliques républicaines sont parfois restées en mémoire pour les mauvaises raisons. En 2009, celle de Bobby Jindal, gouverneur de la Louisiane, a été critiquée pour sa mise en scène rappelant une émission pour enfants. L'an dernier, celle de Marco Rubio a été marquée par une gorgée d'eau prise par le sénateur de la Floride en plein milieu de son intervention.

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