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28/01/2014 04:49 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

SQ: des accusations criminelles sont portées contre d'anciens dirigeants

MONTRÉAL - Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a confirmé, mardi, que quatre anciens hauts gradés retraités de la Sûreté du Québec (SQ) ont été accusés de fraude et d'abus de confiance.

Richard Deschesnes, ancien directeur général de la Sûreté du Québec, et deux cadres supérieurs, Steven Chabot et Alfred Tremblay, sont accusés d'avoir floué la SQ et le gouvernement du Québec pour des sommes de plus de 5000 $, d'avoir usé de mensonge, de supercherie et d'abus de confiance lors de gestes commis en 2010.

De son côté, Jean Audette, ancien adjoint aux enquêtes criminelles, a été accusé de fraude, d'avoir dérobé une somme de plus de 5000 $ et d'abus de confiance lors de gestes posés entre le 27 octobre 2011 et le 15 octobre 2012.

Ces quatre anciens dirigeants comparaîtront devant le tribunal le 13 février.

Selon les informations publiées, les quatre anciens dirigeants de la SQ auraient utilisé une caisse dont les fonds sont notamment destinés au financement d'enquêtes criminelles pour payer des indemnités de départ.

L'enveloppe annuelle versée à cette caisse est d'environ 25 millions $.

Ces allégations de fraude avaient incité le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, à établir à la fin de 2012 un comité d'enquête spécial dont le mandat a été de vérifier si certains policiers avaient violé la loi.

La Sûreté du Québec a précisé mardi que les faits qui avaient été rapportés au directeur général par des employés étaient suffisamment préoccupants pour que celui-ci consulte la Direction des normes professionnelles et en informe ensuite le ministère de la Sécurité publique.

Deux des policiers visés par ces accusations ont fait l'objet de suspensions avec solde il y a plus d'un an.

Dans un communiqué, l'actuel directeur général de la Sûreté du Québec, Mario Laprise, a assuré qu'une fois la situation connue, plusieurs actions ont été prises afin de «maintenir les plus hauts standards d'intégrité au sein de l'organisation». Des mesures ont notamment été adoptées pour réviser les politiques de gestion et d'encadrement pour ce type de dépenses.

Si les policiers soupçonnés devaient être jugés coupables des crimes qui leur sont reprochés, ils risqueraient une peine d'emprisonnement.

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