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28/01/2014 06:47 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Sotchi: Les joueurs de la LNH ne s'inquiètent pas du plan de contingence

PHILADELPHIE - La pause olympique est dans moins de deux semaines, mais c'est la menace terroriste qui plane sur Sotchi qui retient l'attention ces jours-ci.

Le commissaire adjoint Bill Daly, a indiqué, hier, que la LNH réévaluerait la possibilité d'envoyer ses joueurs aux Jeux olympiques le mois prochain, si un incident «significatif» survenait avant le 9 février. Les joueurs, eux, tentent de ne pas trop penser à ce scénario.

«La LNH et l'Association des joueurs sont en relation constante avec les responsables olympiques à Sotchi, et ils nous aviseront si nous ne devons pas y aller», a commenté Ken Holland, un des dirigeants de la formation canadienne.

«À moins qu'ils nous disent de ne pas y aller, je me rendrai à Newark pour prendre l'avion jusqu'à Sotchi.»

Un porte-parole de Hockey Canada a indiqué que l'organisation n'avait aucun commentaire officiel à faire, ajoutant que la situation était toujours la même.

L'équipe doit quitter pour Sotchi le 9 février, soit deux jours après la cérémonie d'ouverture. Les inquiétudes concernant la sécurité sont présentes depuis longtemps, mais Daly a déclaré à l'Associated Press qu'il ne s'attendait pas à ce que les plans changent.

L'attaquant Tomas Tatar, qui représentera la Slovaquie, a pris connaissance des propos de Daly avant l'entraînement matinal des Red Wings de Detroit.

«Il y aura une très bonne raison de ne pas y aller si quelque chose se produit avant, a commenté Tatar. J'accepterai la décision des gens ici. Pourquoi nous irions là si la situation est dangereuse? J'espère que rien ne surviendra et je crois que le tout est entre bonnes mains.»

Son compatriote Andrej Meszaros, défenseur des Flyers de Philadelphie, a affirmé qu'il pensait souvent à cette possibilité, même s'il tente de ne pas le faire.

«Ce serait décevant, c'est certain, mais la sécurité vient avant tout, a-t-il dit. On ne peut rien y faire. Malheureusement le monde est comme il est. Les gens sont fâchés. On va voir ce qui va se produire dans les prochains jours.»

Mark Streit, qui a représenté la Suisse à Salt Lake City en 2002, à Turin en 2006 et à Vancouver en 2010, tente de se concentrer sur les prochains matchs des Flyers de Philadelphie plutôt que sur la possibilité que les joueurs de la LNH ne puissent aller à Sotchi.

«La LNH fera ce qui est mieux pour la sécurité des joueurs et de leurs familles, a dit Streit. On ne peut pas contrôler ça. Je ne m'en fais pas trop avec ça.»

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