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28/01/2014 11:53 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

République centrafricaine: l'ONU autorise le recours à la force

NEW YORK, États-Unis - Le Conseil de sécurité des Nations unies a autorisé mardi les soldats de l'Union européenne déployés en République centrafricaine à avoir recours à la force.

La résolution menace aussi de sanctions tous ceux qui commettent des exactions dans le pays. Plus de 1000 personnes ont été tuées et un million d'autres chassées de chez elles depuis décembre, en raison d'affrontements entre chrétiens et musulmans.

Les rebelles musulmans venus du nord du pays ont renversé le président en mars 2013.

Leur règne de 10 mois a été marqué par des atteintes aux droits de la personne et par une augmentation des divisions entre la minorité musulmane et la majorité chrétienne.

Des rebelles avaient été évacués lundi d'une importante base militaire de la capitale, Bangui, et les évacuations se sont poursuivies mardi, ce qui démontre que l'emprise des rebelles sur le pays est grandement affaiblie. Leur départ a été salué par des milliers de résidants en liesse descendus dans les rues de la ville.

Le commandant des forces françaises en République centrafricaine a expliqué que l'organisation du départ des rebelles n'a pas été simple.

«Ça aurait pu être un peu moins compliqué — ça sera plus simple quand il seront tous rassemblés au même endroit, a dit à l'Associated Press le général Francisco Soriano. Mais c'est plus facile que de gérer (les milices antirebelles) qui continuent à causer des problèmes.»

L'ONU a prévenu mardi que le départ des forces musulmanes laisse les civils musulmans plus vulnérables aux représailles de ces milices. Des tirs nourris ont été entendus mardi dans plusieurs quartiers de Bangui.

Aucun bilan n'a été publié dans l'immédiat et la Croix-Rouge affirme que des problèmes de sécurité l'empêchent de faire le point sur la situation.

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