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28/01/2014 10:14 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Égypte: Mohamed Morsi passible de la peine de mort

AP
In this Friday, July 13, 2012 photo, Egyptian President Mohammed Morsi holds a joint news conference with Tunisian President Moncef Marzouki, unseen, at the Presidential palace in Cairo, Egypt. Egypt's Islamist president may look like he's running out of options as he faces an appeals court strike and massive opposition protests over decrees granting himself near absolute power. Will he back down now? Most likely not. Mohammed Morsi's next move may be to raise the stakes even higher. Signs are growing the constitutional panel at the heart of the showdown could vote on a draft this week despite a walkout by liberal and Christian members. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

Le président égyptien déchu Mohamed Morsi a comparu mardi au Caire pour son évasion de prison qui s'est produite en janvier 2011, en pleine contestation contre l'ex-dictateur Hosni Moubarak.

Morsi risque la peine de mort pour sa participation dans cette évasion effectuée, selon l'accusation, grâce à l'appui de groupes terroristes étrangers. Il est jugé en compagnie de 130 coaccusés, dont 70 sont issus du Hamas et du Hezbollah.

Le 28 janvier 2011, deux jours après avoir été emprisonné sur ordre de Moubarak, le seul président démocratiquement élu de l'histoire égyptienne s'enfuyait lorsque des dizaines d'assaillants abattirent les murs de sa prison à l'aide de bulldozers. L'évasion collective avait causé la mort de policiers et de gardiens de prison.

Il s'agit là d'une des quatre accusations contre celui qui a été destitué et arrêté par l'armée le 3 juillet dernier. Le 4 novembre, lors d'une audience pour un autre procès, il avait déclaré être victime de « procès politiques » intentés par le pouvoir « illégitime » des auteurs d'un « coup d'État ».

Général assassiné

Peu avant l'ouverture du procès, des inconnus en moto ont assassiné le général et conseiller du ministre de l'Intérieur Mohamed Saïd. Cet assassinat fait suite à des violences perpétrées vendredi et samedi contre la police du Caire.

Depuis la destitution de Morsi, les violences entre les Frères musulmans - groupe duquel il est issu maintenant considéré comme groupe terroriste - et les forces de l'ordre se sont multipliées. Selon Amnesty International, 1 400 personnes ont été tuées dans les manifestations des sept derniers mois.

Les violences récentes ont aussi mis en cause Ansar Beït al-Maqdess, un groupe jihadiste s'inspirant d'Al-Qaïda. C'est cette organisation qui a revendiqué les attentats de la fin de semaine dernière.

Les Égyptiens attendent encore de nouvelles élections d'ici environ trois mois. L'armée a d'ailleurs appelé son chef, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi - qui est aussi vice-premier ministre et ministre de la Défense - à se présenter comme candidat à cette élection.

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