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28/01/2014 03:07 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

Des probiotiques pour perdre du poids

Certains probiotiques aideraient les femmes à perdre du poids et même à le maintenir, affirment des chercheurs de la Faculté de médecine de l'Université Laval.

De précédentes recherches ont déjà montré que la flore intestinale des personnes obèses différait de celle des personnes minces. La raison? Une alimentation riche en graisses et pauvre en fibres favorise certaines bactéries au détriment des autres.

L'étude

Le Pr Angelo Tremblay et ses collègues ont voulu savoir si un apport en probiotiques permet de rééquilibrer la dynamique du microbiote intestinal au profit de bactéries favorisant un poids santé.

Ils ont donc recruté 125 hommes et femmes présentant un surplus de poids. Ces participants ont été soumis à un régime amaigrissant de 12 semaines, suivi d'une période de 12 semaines visant le maintien du poids.

Durant cette période, la moitié des participants ont avalé quotidiennement deux comprimés d'un probiotique de la famille des Lactobacillus rhamnosus alors que l'autre moitié recevait un placebo.

Les résultats

Après 12 semaines de régime, les chercheurs ont observé une perte de poids de 4,4 kg chez les femmes du groupe probiotique contre 2,6 kg chez celles du groupe placebo.

Chez les hommes, aucune différence dans la perte de poids n'a été observée entre les deux groupes.

Après les 12 semaines de maintien, le poids des femmes du groupe placebo était resté stable, mais la perte de poids s'était poursuivie dans le groupe probiotique pour atteindre 5,2 kg en moyenne.

Au terme des 24 semaines qu'a duré l'étude, la perte de poids était deux fois plus grande chez les femmes qui ont pris le probiotique.

En outre, ces dernières présentaient une baisse de leptine, une hormone qui gouverne l'appétit, de même qu'une diminution de l'abondance relative de bactéries intestinales liées à l'obésité.

L'explication

Selon le Pr Tremblay, les probiotiques agiraient en modifiant la perméabilité de la paroi intestinale. Ainsi, en empêchant certaines molécules pro-inflammatoires de se retrouver dans le sang, ils préviendraient le déclenchement de la cascade de réactions conduisant à l'intolérance au glucose, au diabète de type 2 et à l'obésité.

Une alimentation pauvre en graisses et riche en fibres favoriserait la colonisation des bactéries bénéfiques dans la flore intestinale.

Le détail de ces travaux est publié dans le British Journal of Nutrition.

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