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28/01/2014 12:49 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Bournival, dans l'ombre

En début de saison, Michaël Bournival recevait la visite des journalistes pratiquement chaque jour, à un point tel qu'il fallait user de créativité pour trouver de nouvelles questions.

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

C'est tout le contraire depuis quelques semaines, ce qui ne veut pas dire qu'il n'est plus utile à son équipe pour autant.

Offensivement, c'est la panne sèche pour Bournival. Après avoir amorcé la saison avec 10 points, dont 6 buts, en 19 matchs, il n'a plus marqué depuis. À ses 26 dernières rencontres, il a été limité à deux passes.

« J'essaie de continuer à remplir mon rôle. Mon rôle a changé. Je veux travailler fort sur la patinoire. Oui, je marquais en début de saison, mais j'apporte autre chose », a répondu le numéro 49, mardi, après l'entraînement matinal du Canadien (27-20-5), en vue du duel de la soirée contre les Hurricanes de la Caroline (23-19-9).

Ces « autres choses », ce sont par exemple ses 34 tirs bloqués. Chez les attaquants de l'équipe, seul Lars Eller (43) en a bloqué davantage. Ses 52 mises en échec représentent aussi le 6e total parmi les avants, et ce, même si 11 autres attaquants ont joué davantage de minutes que lui cette saison.

« Ses habitudes de travail n'ont pas changé, a rappelé Michel Therrien. C'est un petit gars qui compétitionne et c'est ce qu'on demande. Ses habitudes de travail sont exemplaires. Quand je parlais de leadership hier, il en amène, à mes yeux, par son ardeur, par le fait qu'il se sacrifie pour bloquer des lancers, par sa vitesse pour créer des revirements. C'est ce que j'aime de lui. S'il continue dans ce sens, les résultats vont venir. »

Depuis deux semaines, on le voit aussi un peu plus souvent dans les unités de désavantage numérique.

« Je suis à l'aise, mais je dois aussi apprendre. Je vais aux séances vidéos chaque jour, on étudie le désavantage numérique. Chaque meeting auquel je peux assister, j'en profite pour m'améliorer. »

Comme un vétéran

S'il a encore le statut de recrue, Bournival aura néanmoins droit à un privilège pendant la pause olympique.

Si certains se demandaient si le Canadien n'aurait pas pu profiter de l'occasion pour l'envoyer à Hamilton se bâtir une confiance offensive, il n'en est rien. En vertu de l'entente entre la LNH et l'Association des joueurs, Bournival a suffisamment joué pour avoir droit à de petites vacances.

Le règlement stipule en effet que tout joueur ayant passé 87 jours dans la formation et qui en fait toujours partie au 24 janvier aura droit à la « pause olympique ». Par « pause olympique », il est mentionné qu'un joueur n'a pas le droit « de jouer ou de s'entraîner avec la filiale de la Ligue américaine de son équipe entre le début de la pause et le 18 février ».

Voilà donc un signe de plus que Bournival a gravi les échelons au cours des derniers mois...

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