POLITIQUE
28/01/2014 12:04 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Bixi: des bonis malgré la faillite?

AFP

Les employés de Bixi ont-ils eu droit à des bonis juste avant que l'organisme ne se place sous la protection de la loi sur la faillite? Le PDG de la société de vélo en libre-service (SVLS), Michel Philibert, confirme que des montants ont été versés, mais refuse d'utiliser le mot « bonis ».

M. Philibert explique que ces sommes font partie de la rémunération et que tous les employés y ont eu droit, pas seulement la haute direction. Plus de 230 000 $ ont été versés à 39 employés, dont 14 000 $ au PDG.

Selon lui, il s'agit de sommes qui sont versées seulement si la performance de la société est bonne et semble-t-il que, malgré les apparences, 2013 ait été une bonne année.

« L'année 2013 a été la meilleure année de la Société de vélo en libre-service. La SVLS a eu un chiffre d'affaires de 60 millions. On a livré cinq villes dont la phase trois de Londres. Ça été la meilleure année de SVLS, et oui la Société a atteint les objectifs », dit M. Philibert.

Mais pour la Ville de Montréal, principal créancier de la SVLS, la pilule est difficile à avaler.

Lors de la séance du conseil municipal, mardi, le maire Denis Coderre a indiqué qu'il était choqué par ces informations.

« J'aurais aimé ça le savoir comme créancier. Ç'a été fait, je pense, au mois de décembre, quand on regardait déjà la situation pour sauver Bixi. Donc, ce n'est pas élégant, c'est le moins qu'on puisse dire. (...) Je trouve ça indécent », a déclaré M. Coderre qui dit vouloir faire toute la lumière sur cette affaire.

Chez Projet Montréal, on dénonce également cette affaire.

« C'est scandaleux. À un mois de la faillite, c'est scandaleux. Il va falloir que ce soit remboursé d'une manière ou d'une autre. (...) Ce n'est pas acceptable, point à la ligne », a déclaré Richard Bergeron.

Le PDG par intérim de la SVLS, Michel Philibert, a toutefois déclaré qu'il n'était pas dans les plans de la société de rembourser les « bonis ».

C'est le leader de l'opposition au conseil de Ville, Marc-André Gadoury, qui a dévoilé toute cette affaire au grand jour lors de la séance du conseil municipal mardi matin.

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