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28/01/2014 01:24 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Attaque d'un marché au Nigeria: le bilan s'aggrave à 52 morts

Le bilan de l'attaque contre un marché dimanche dans le nord-est du Nigeria, attribué par les autorités au groupe islamiste Boko Haram, s'est aggravé à 52 morts, au lieu de 45 précédemment, a indiqué la police à l'AFP mardi.

"Nous avons eu confirmation que 52 personnes ont été tuées dans l'attaque", a déclaré le chef de la police de l'Etat, Lawan Tanko.

L'attaque s'était produite dimanche après-midi dans la localité de Kawuri, à 37 kilomètres de la capitale de l'Etat de Borno, Maiduguri, un fief des islamistes.

Selon le chef d'une milice d'auto-défense locale à Kawuri, le bilan de l'attaque serait même de 85 morts, mais ce chiffre n'a pas pu être confirmé.

Cependant le chef de la police a reconnu que le bilan pourrait s'aggraver encore, vu la gravité des blessures de 26 personnes hospitalisées, certaines brûlées au troisième degré.

Kawuri avait déjà été attaquée en octobre, des combats entre Boko Haram et une milice d'auto-défense faisant 10 morts, avec des dizaines de maisons et de magasins rasés.

Toujours dimanche, une autre attaque, également attribuée à Boko Haram, s'était déroulée dans l'Etat voisin d'Adamawa, faisant au moins 26 morts, selon les autorités régionales.

Un groupe d'hommes armés, arrivés à bord d'un véhicule blindé et d'une camionnette, ont ouvert le feu sur les participants à un service religieux dans une église catholique dans le village de Waga Chakawa.

"Ils ont fermé les portes de l'église et tiré sporadiquement sur les fidèles", a indiqué un porte-parole du diocèse de Yola, Raymond Danbouye. Il a cité le curé du village, qui lui a dit avoir enterré 22 de ses paroissiens et a précisé que le bilan s'élevait au total à 31 personnes tuées.

Ces attaques surviennent moins de deux semaines après le limogeage des chefs d'état-major des trois corps de l'armée par le président Goodluck Jonathan. Ce remaniement à la tête des forces armées a été interprété comme une sanction pour le peu de succès dans la lutte contre les rebelles dans le nord-est chroniquement instable du Nigeria.

Le nouveau chef d'état-major de l'armée, Alex Badeh, a déclaré le 20 janvier vouloir en finir rapidement avec l'insurrection.

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