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28/01/2014 03:49 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

Arsenault croit à l'innocence de Jean Lavallée

Michel Arsenault demeure convaincu que Jean Lavallée, l'ancien président du C.A. de la SOLIM, n'a jamais touché de pot-de-vin. Ce dernier a d'ailleurs clamé son innocence devant la commission.

Un texte de Bernard Leduc

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La commission s'est cependant montrée surprise qu'il n'ait pas déployé davantage d'efforts pour faire la lumière sur les agissements allégués de l'ancien président de la FTQ-Construction.

Elle a notamment présenté une nouvelle fois une écoute de mars 2009 dans laquelle le PDG du Fonds de solidarité Yvon Bolduc lui lance :« Johnny, y s'est jamais trop trop caché qu'y prenait des pots-de-vin ».

Le président de la FTQ admet n'avoir pas demandé à Yvon Bolduc de trouver des preuves pour appuyer ses dires, mais soutient que la demande était implicite : « M. Bolduc sait ce qu'il a à faire comme PDG ». Or, se justifie-t-il, jamais M. Bolduc ne lui est revenu avec des preuves.

« C'est pas à moi à faire les enquêtes, ça fait partie des responsabilités du PDG », soutient Michel Arsenault, qui ajoute que s'il avait vu des preuves, il aurait agi.

Le commissaire Renaud Lachance a fait valoir qu'à son avis, l'histoire des pots-de-vin de Lavallée aurait dû être traitée en priorité parce que c'était une question de « protection des actifs » du Fonds.

Michel Arsenault a cependant tenu à rappeler qu'il avait agi au printemps 2009 pour sortir la SOLIM de cinq dossiers toxiques liés notamment à Denis Vincent et Ronnie Beaulieu - deux personnes ayant des liens avec les Hells Angels selon la commission -, qu'il avait agi dans le dossier de Carboneutre auquel était lié le mafieux Raynald Desjardins ou encore pour débarrasser la FTQ-Construction de Jocelyn Dupuis.

Aussi se montre-t-il satisfait de la façon dont il a protégé la réputation du Fonds : « J'ai pris mes responsabilités devant mes actionnaires ».

Il a cependant reconnu que les pressions des médias, qui multipliaient à l'époque les révélations sur ces dossiers, n'ont pas été sans avoir leur effet sur le rythme auquel le ménage a été fait : « Je vais être clair avec vous [...] quand ça sort sur la place publique, ça va plus vite ».

Michel Arsenault a soutenu qu'à l'époque il ne connaissait pas Denis Vincent, sinon qu'il était ami avec Jean Lavallée, et qu'il ne connaissait pas non plus Ronnie Beaulieu, pas plus que leurs liens présumés avec le crime organisé, sinon par les allégations qui sortaient alors dans les médias.

Une écoute du 19 décembre 2008 entre M. Arsenault et son conseiller politique Gilles Audette montre cependant qu'il savait déjà que M. Beaulieu avait une drôle de façon de gérer l'argent de Pascal, une entreprise dans laquelle était le Fonds : « il a pris de l'argent de Pascal pour faire ses investissements dans l'immobilier », lui lance M. Audette, ce à quoi M. Arsenault rétorque: « Tu vas voir mèque que je le pogne : pas un pouce de slack avec cet ostie de bandit là (...) Faut se débarrasser de d'ça au plus vite à part de d'ça ».

Michel Arsenault a enfin soutenu que depuis la crise du printemps 2009, les règles de gouvernance qui ont été mises en place ont corrigé la situation :

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