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28/01/2014 08:55 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Allemagne/France: la présidence dément la venue de Peter Hartz comme conseiller

L'Elysée a démenti mardi des informations de la presse allemande selon lesquelles Peter Hartz, le père des réformes du marché du travail allemand sous le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, était appelé à conseiller le président français François Hollande, tout en confirmant un "entretien informel".

"François Hollande l'a reçu il y a deux mois à sa demande pour un entretien informel d'une heure et pour l'inviter à un colloque", a déclaré à l'AFP le conseiller politique du président français, Aquilino Morelle, en marge d'une visite en Turquie.

"Je démens qu'il soit son conseiller ou soit amené à le devenir", a-t-il ajouté.

Le quotidien régional allemand Saarbrücker Zeitung a écrit mardi que Peter Hartz, le père des réformes du marché du travail allemand lancées par Gerhard Schröder, allait conseiller François Hollande, précisant qu'il avait déjà été reçu à la présidence française.

M. Hartz a refusé de donner des détails de son entretien avec le chef de l'Etat français, selon le quotidien.

Contacté par l'AFP pour une éventuelle confirmation de cet entretien, le bureau de M. Hartz n'a fait aucun commentaire.

Dans un courrier électronique adressé à l'AFP, il a simplement indiqué que les propositions de M. Hartz sur le chômage des jeunes en Europe avaient été publiées par le groupe de réflexion français "En temps réel" sur internet.

Peter Hartz, ancien membre du directoire du constructeur automobile Volkswagen, avait été chargé en 2002 par M. Schröder de présenter une série de réformes du marché du travail allemand.

Son fameux "Agenda 2010" avait profondément remanié l'Etat-providence allemand pour remettre au travail une Allemagne plombée par le chômage.

Interrogé par la radio publique France Inter avant la mise au point formelle de l'Elysée, le ministre français du Travail, Michel Sapin, a également écarté la venue de M. Hartz comme conseiller. "Je ne l'ai pas croisé à l'Elysée, il peut m'être arrivé de l'avoir croisé dans tel ou tel colloque ou telle ou telle rencontre, c'est quelqu'un qui est intéressant, je ne crois pas qu'il soit question qu'il soit conseiller politique du président de la République", a-t-il dit.

"M. Hartz est quelqu'un qui a conseillé le gouvernement allemand à un moment donné, qui a travaillé avec lui sur un projet, même sur une réalisation" concernant le marché du travail," ça a eu des effets bénéfiques et des effets difficiles" tels que "la pauvreté", a ajouté M. Sapin. "Les choses ne sont pas toutes roses comme ça en Allemagne, elle sont aussi très constrastées, y compris à la suite de ces décisions là".

"Qu'on l'écoute, qu'on parle avec lui et qu'on regarde quelle était l'expérience, ça me paraît être la moindre des choses, on a le droit d'ouvrir les yeux, d'ouvrir les oreilles, on n'est pas obligés de suivre pour autant", a ajouté Michel Sapin.

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