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28/01/2014 11:07 EST | Actualisé 30/03/2014 05:12 EDT

Afrique du Sud: deux partis d'opposition fusionnent pour défier l'ANC

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud - En prévision des élections qui auront lieu plus tard cette année, le principal parti d'opposition de l'Afrique du Sud a annoncé sa fusion, mardi, avec une autre formation politique afin de défier le parti au pouvoir qui, en dépit de ses liens étroits avec Nelson Mandela, a vu sa popularité s'éroder récemment en raison de scandales de corruption et d'autres problèmes.

La candidate pour la présidentielle de cette nouvelle coalition est Mamphela Ramphele, une ancienne activiste anti-apartheid proche de Steve Biko, le leader du mouvement Conscience noire qui a été torturé par la police et est mort dans une cellule en 1977.

Mme Ramphele, qui a également été médecin, universitaire et directrice pour la Banque mondiale, a créé son propre parti l'an dernier. La formation n'a toutefois pas réussi à prendre son élan et sa fondatrice a présenté sa fusion avec l'Alliance démocratique comme une bonne chose pour le pays.

Certains Sud-Africains s'inquiètent de l'impact politique de la mort de M. Mandela, l'ancien militant anti-apartheid devenu président en 1994 au terme du premier scrutin ouvert à tous et qui est décédé le 5 décembre dernier à l'âge de 95 ans.

L'actuel président sud-africain, Jacob Zuma, et son parti, le Congrès national africain (ANC), le mouvement de libération que Nelson Mandela a déjà dirigé, sont toujours favoris dans la course électorale. Ils ont toutefois perdu quelques appuis en raison de la corruption, de la pauvreté, du chômage, de la brutalité policière et de lacunes sur le plan des services gouvernementaux.

La date des élections n'a pas encore été fixée.

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