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27/01/2014 01:03 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

USA: la Cour suprême tranche en faveur de la sécurité aérienne

La Cour suprême des Etats-Unis a sans surprise tranché en faveur des exigences de sécurité dans le transport aérien, dans le bras de fer qui oppose un pilote licencié à son ancienne compagnie qui l'avait dénoncé comme une possible menace.

William Hoeper avait obtenu devant une cour d'appel la somme de 1,4 million de dollars pour diffamation de la part de son ancien employeur, Air Wisconsin, qui avait alerté les autorités fédérales de contrôle du transport aérien (TSA) lors de son embarquement en tant que passager.

Hoeper avait raté à trois reprises son examen pour piloter un nouvel appareil de la compagnie et venait juste de laisser exploser sa colère lors de son quatrième échec, en décembre 2004 en Virginie (est), un comportement qui annonçait un licenciement presque certain. La compagnie s'était alors dite "préoccupée par la stabilité mentale du pilote" et avait prévenu la TSA qu'il était potentiellement armé lors de son vol retour pour Denver, au Colorado (ouest).

Par précaution, son avion avait été ramené à la porte d'embarquement, M. Hoeper avait été sorti de l'appareil, fouillé, interrogé, avant d'être acheminé à Denver par un autre vol. Il avait été licencié le lendemain par Air Wisconsin.

La haute Cour a donné raison à Air Wisconsin, lundi, estimant à l'unanimité que les compagnies aériennes ne peuvent être poursuivies si les potentielles menaces à la sécurité qu'elles rapportent sont fondées.

Le Congrès américain, en votant une loi deux mois après les attentats du 11 septembre 2001, "voulait s'assurer que les compagnies aériennes et leurs employés n'hésiteraient pas à fournir à la TSA les informations dont elle a besoin", a écrit la juge Sonia Sotomayor dans la décision de la haute Cour.

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