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27/01/2014 02:58 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Les joueurs avant l'entraîneur

« Avant de regarder le personnel d'entraîneurs, on doit regarder les joueurs. J'ai une fiche de -5 à mes deux derniers matchs. »

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

P.K. Subban a donné le ton dans le vestiaire du Canadien, lundi, là où les joueurs ont assuré que la responsabilité des récents insuccès de l'équipe leur incombe.

« On va laisser aux partisans et aux journalistes le soin de montrer du doigt des responsables, a dit Josh Gorges, en réponse à une question sur la prétendue précarité dans laquelle Michel Therrien se retrouve, au cœur de la présente léthargie de l'équipe.

« On est tous ensemble là-dedans. Peu importe qui reçoit l'attention, on accepte ça en groupe. Ce n'est pas la faute d'une personne. Et on va s'en sortir ensemble. »

« Il est positif, il est bon pour garder notre niveau de confiance élevé, a ajouté Max Pacioretty, au sujet de Therrien. Un entraîneur pourrait arriver à l'aréna, ne pas dire bonjour à qui que ce soit, avoir l'air bête. Mais il est bon pour nous parler, communiquer, garder l'ambiance légère. Quand il agit ainsi et qu'il est un meneur, on veut des résultats pour lui. »

Therrien a paru plutôt serein lorsque questionné sur son avenir.

« Ça fait assez longtemps que je suis dans ce métier, a répondu l'entraîneur-chef, avec un large sourire. Ce n'est pas une préoccupation pour moi. En toute honnêteté, l'important, c'est ma préparation, ma communication avec les joueurs. Je me concentre seulement sur ça. »

Des chiffres qui font peur

La rencontre de samedi contre les Capitals était la 100e de Therrien depuis son retour derrière le banc du Canadien. Et c'était possiblement la pire des 100.

Mais surtout, cette bastonnade de 5-0 représentait un autre chapitre d'un début d'année 2014 pénible pour la formation montréalaise, saignée pour 49 buts au cours des 13 derniers matchs.

Évidemment, une telle séquence laisse des traces sur les fiches individuelles des joueurs. Depuis le début de cette série de 13 matchs, Andrei Markov (-11) et Alexei Emelin (-10) affichent les pires rendements. Viennent ensuite Lars Eller (-9), Subban (-7) et Pacioretty (-7).

« C'est notre jeu d'ensemble, a soutenu Pacioretty. Ce n'est pas l'attaque ou la défense. Les attaquants jouent en zone défensive, les attaquants peuvent tout autant commettre des revirements qui coûtent un but. On joue en unité de cinq, c'est l'équipe. »

« Personne ne doit trouver qu'il joue bien en ce moment, a ajouté Subban. Les bonds ne nous sont pas favorables. Mais plus tôt cette saison, on marquait sans savoir comment la rondelle faisait pour passer. On doit continuer à se soutenir. »

La théorie de Gorges

Au-delà des chiffres, il y a la façon. On ne compte plus le nombre de buts marqués par des adversaires oubliés dans l'enclave ou dans des surnombres en zone défensive.

« Quand ça va mal, tu essaies d'ouvrir le jeu et on essaie trop de jeux individuels, croit Gorges. On s'éparpille sur la patinoire, on commet des revirements et on n'est pas en position pour s'aider. On doit donc jouer serré, en unité de cinq. On doit congestionner le centre.

« Ces erreurs crèvent les yeux. Ce sont des erreurs mentales. Quand elles surviennent, on doit être là pour se soutenir et la seule façon de le faire est de former un groupe serré. »

Étrangement, ces lignes directrices semblaient si naturelles pour l'équipe pendant les deux premiers mois de la saison. Et comme lors de la saison écourtée, le Tricolore a semblé casser après une quarantaine de matchs.

« Il peut y avoir une certaine ressemblance (avec la saison 2013), mais on joue 82 matchs cette année, donc on a le temps de se reprendre », a rappelé Therrien.

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