NOUVELLES
27/01/2014 04:38 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

Le TSX rend 135 points, touché par les inquiétudes sur les marchés émergents

TORONTO - Les titres du secteur de la finance ont forcé la Bourse de Toronto à afficher lundi un deuxième recul consécutif de plus de 100 points, les actions des banques ayant cédé du terrain alors que perduraient les inquiétudes quant à la santé des marchés émergents.

L'indice composé S&P/TSX a échappé 135,47 points pour clôturer à 13 582,29 points, après avoir glissé de plus d'un pour cent la semaine dernière. Les actions du secteur de l'énergie ont aussi souffert du recul des prix du pétrole brut et du gaz naturel.

Le dollar canadien a quant à lui cédé 0,32 cents US pour clôturer à 89,99 cents US. C'est la première fois qu'il termine sous la barre des 90 cents US depuis la mi-juillet 2009.

Les principaux indices américains ont aussi terminé dans le rouge, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles ayant perdu 41,23 points à 15 837,88 points. L'indice composé du Nasdaq a abandonné 44,56 points à 4083,61 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a effacé 8,73 points à 1781,56 points.

Les opérateurs ont les yeux tournés vers la Réserve fédérale des États-Unis, la banque centrale se préparant à faire ce mercredi sa prochaine annonce sur ses taux d'intérêt. La Fed pourrait en profiter pour annoncer une nouvelle réduction de son principal programme de relance économique, celui en vertu duquel elle réalise chaque mois d'importants achats d'obligations.

La Fed a déjà réduit ses achats mensuels de 10 milliards $ US à 75 milliards $ US en janvier, et une nouvelle coupe de 10 milliards $ US est attendue pour mercredi.

Les marchés émergents comme la Turquie, l'Argentine, l'Afrique du Sud et la Russie ressentent les effets négatifs de cette réduction parce que ce programme d'assouplissement quantitatif leur avait fourni une importante quantité d'argent sans le moindre effort. Maintenant que l'argent sort de ces régions, la situation exerce une pression importante sur leurs propres devises. Certains s'inquiètent de voir cette contagion s'étendre à d'autres marchés.

Le secteur de la finance a affiché le recul le plus important du parquet torontois lundi, soit 1,6 pour cent.

La Banque de Montréal (TSX:BMO) discute avec la firme d'investissement britannique F&C Asset Management dans l'intention de la racheter pour environ 1,3 milliard $. Son action a reculé lundi de 1,54 $ à 70,46 $. Le titre de la Banque Scotia (TSX:BNS) a pour sa part perdu 1,36 $ à 61,69 $.

Le secteur aurifère a encaissé une importante perte, le cours du lingot d'or ayant rendu 90 cents US à 1263,40 $ US l'once à la Bourse des matières premières de New York. L'action de Barrick Gold (TSX:ABX) a effacé 44 cents à 20,61 $, tandis que celle de Kinross Gold (TSX:G) a décliné 14 cents à 5,01 $.

Le groupe de l'énergie a retraité de 1,38 pour cent tandis que le prix du pétrole brut a rendu 92 cents US à 95,72 $ US le baril à New York. L'action de Cenovus Energy (TSX:CVE) a glissé de 31 cents à 28,87 $.

Le cours du cuivre a quant à lui perdu 1 cent US à 3,26 $ US le livre à New York. À Toronto, le groupe des métaux de base a effacé 0,28 pour cent. L'action de Sherritt International (TSX:S) s'est défaite de 4 cents à 3,54 $.

Certains analystes estiment que les marchés nord-américains sont vulnérables à une correction maintenant que la Fed réduit la cadence de son programme de relance. Ce dernier est largement considéré comme le principal responsable de la progression des places boursières l'an dernier. Par exemple, le S&P 500 a avancé d'environ 30 pour cent en 2013. Le secteur de la finance du TSX a pour sa part progressé de plus de 20 pour cent l'an dernier.

PLUS:pc