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27/01/2014 09:35 EST | Actualisé 29/03/2014 05:12 EDT

Quatre anciens hauts gradés de la SQ accusés de fraude

Radio-Canada

Quatre anciens hauts gradés de la Sûreté du Québec (SQ) seront formellement accusés de fraude.

Les quatre policiers retraités sont Richard Deschenes, l'ancien directeur général de la SQ, Jean Audette, Steven Chabot et Alfred Tremblay.

Ils auraient utilisé une caisse secrète, un fonds entre autres destiné aux enquêtes criminelles, pour payer des indemnités de départ.

Or, l'argent de cette caisse de 26 millions de dollars doit servir aux enquêtes policières. Il peut par exemple être utilisé pour payer des informateurs et d'autres éléments liés aux enquêtes criminelles.

Lors des premières révélations sur cette enquête, le ministre de la Sécurité publique du Québec, Stéphane Bergeron, avait expliqué qu'aucune indemnité de départ ne pouvait être versée à un membre de la SQ, et que le fonds secret devait servir exclusivement à financer des opérations policières.

Après l'élection du PQ

L'enquête sur ces anciens hauts gradés a été lancée au lendemain d'un changement de garde au sein de la police provinciale. Ce changement a été provoqué par l'arrivée au pouvoir du Parti québécois, en septembre 2012.

Mario Laprise, le nouveau directeur général de la SQ, avait alors ordonné une enquête spéciale. On soupçonnait trois des quatre ex-policiers d'avoir utilisé cette caisse spéciale.

L'indépendance de cette enquête avait toutefois été remise en question lorsqu'on a découvert qu'un des amis de Mario Laprise, un de ses partenaires d'affaires, était un des enquêteurs qui travaillaient au dossier.

Réponse de Steven Chabot

Le Directeur des poursuites pénales et criminelles devrait officiellement rendre les accusations publiques mardi.

Un avocat, Me Jean-Claude Hébert, a confirmé à Radio-Canada que son client, Steven Chabot, a bel et bien été accusé de fraude, de vol de plus de 5000 $ et d'abus de confiance.

Steven Chabot crie haut et fort que cette histoire est fausse, que tout ce qui a été écrit dans les médias sur cette affaire est également faux.

M. Chabot a répliqué en lançant une poursuite de 1,5 million de dollars contre l'actuel directeur général de la SQ, Mario Laprise. M. Chabot soutient que les informations révélées aux médias ont détruit sa vie.