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26/01/2014 03:17 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

USA: une femme enceinte morte cérébralement n'est plus maintenue en vie

Un hôpital du Texas (sud des Etats-Unis) a cessé dimanche de maintenir en vie artificiellement une jeune femme enceinte morte cérébralement, conformément à une décision de justice et aux voeux de sa famille, ont annoncé les avocates de cette dernière.

"Marlise Munoz repose désormais en paix, et sa famille cherche à mettre fin à ce qui a été un long et insupportable calvaire", ont déclaré les avocates de la jeune femme, Heather L. King et Jessica H. Janicek, dans un communiqué.

"Aujourd'hui, vers 11H30 (17H30 GMT) conformément à la décision (de justice), le corps de Marlise Munoz a été débranché du système de maintien en vie artificiel et remis à M. Munoz" son époux, ont-elles précisé.

Un juge du comté de Tarrant avait ordonné vendredi que Marlise Munoz, 33 ans, légalement morte, ne soit plus maintenue en vie artificiellement, comme le demandait son époux Erick Munoz devant la justice. Selon le jugement, la jeune femme devait être débranchée d'ici lundi 23H00 GMT.

Le sort tragique de la jeune femme avait fait récemment la Une des journaux américains alors que famille et hôpital se disputaient sur la marche à suivre.

Marlise Munoz, une femme de 33 ans alors enceinte de 14 semaines, s'était effondrée chez elle en pleine nuit le 26 novembre dernier, victime vraisemblablement d'une embolie pulmonaire alors qu'elle s'était levée pour s'occuper de son fils aîné, âgé de 15 mois.

Hospitalisée au John Peter Smith (JPS) Hospital de Fort Worth, elle y avait été prononcée en état de mort cérébrale mais gardée artificiellement en vie car enceinte, comme le veut la loi du Texas.

Le très conservateur Texas est l'un des 12 Etats ayant adopté une réglementation stricte obligeant la poursuite du maintien en vie, quelle que soit l'avancée d'une grossesse.

Mercredi, les avocats de la famille avaient fait savoir que le foetus qu'elle portait, aujourd'hui de 22 semaines, était "distinctement anormal", ce que la famille craignait depuis l'accident.

"Même à ce stade précoce, les extrémités du bas du corps sont déformées à tel point qu'on ne peut déterminer le sexe", avaient précisé les avocats, en expliquant que le foetus avait été "privé d'oxygène durant une période indéterminée (lors de l'embolie de sa mère).

L'association Compassion et Choix, qui milite en faveur du droit à vouloir mourir, a indiqué que "cette histoire tragique va bien au-delà d'un cauchemar vécu par une famille".

bur-are/nr

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