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26/01/2014 01:09 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Paris: des milliers de personnes manifestent contre la politique de Hollande

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté sous la pluie à Paris dimanche, à l'appel d'un collectif baptisé "Jour de colère" et aux cris de "Hollande démission", ont constaté des journalistes de l'AFP.

La police a estimé la foule des manifestants à 17.000 personnes mais les organisateurs ont avancé le chiffre de 120.000, largement surévalué selon les journalistes sur place.

Les organisateurs, un rassemblement hétéroclite de mouvements de droite et d'extrême-droite et de catholiques conservateurs, entendaient dénoncer "l'action délétère" du gouvernement qui "mène droit vers l'abîme".

Ils ont appelé François Hollande à se retirer "tout de suite", sinon le "+Jour de colère+ ira le poursuivre dans la rue avant de le chasser dans les urnes".

Les manifestants, parfois venus en famille, ont défilé en criant "Non au mariage homo" ou "Europe sécession, la France est une Nation".

Des partisans de l'humoriste controversé Dieudonné, dont un spectacle a été récemment interdit en raison de sa tonalité antisémite, étaient également présents dans le cortège.

Le défilé, parti de la place de la Bastille, a rejoint l'esplanade des Invalides, distante de cinq kilomètres, où devait se faire la dispersion.

"Vous êtes ici pour crier votre ras-le-bol, ils sont plus préoccupés par leurs aventures (...) que par le chômage et la liberté du peuple de France", a lancé au micro un des organisateurs, qui a requis l'anonymat, en faisant allusion à la révélation de la liaison de François Hollande avec l'actrice Julie Gayet.

Plusieurs organisations qui avaient dans un premier temps manifesté leur intérêt pour ce "jour de colère", censé fédérer tous les mécontentements du pays, se sont finalement désistées.

Ainsi la "Manif pour Tous", fer de lance de l'opposition à la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels, a fait défection.

Le collectif des "Bonnets rouges", qui a animé à l'automne des manifestations de masse en Bretagne contre une nouvelle taxe, s'est également abstenu.

Le Front National a également fait savoir qu'il n'était pas partie prenante de la manifestation.

En marge de la manifestation, une dizaine de militantes féministes du groupe Femen ont scandé "Allez brouter ailleurs", avant d'être arrêtées par les forces de l'ordre.

A la fin de la manifestation, des heurts ont opposé les forces de l'ordre à quelques centaines de jeunes. Ces manifestants ont lancé des projectiles, des bouteilles, des pétards, des barres de fer, des poubelles et des fumigènes contre les forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes.

Auparavant des porte-parole des organisateurs ont demandé au Parlement d'entamer une procédure de destitution du Président de la République.

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