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26/01/2014 07:47 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Open d'Australie - Nadal: "Un nouveau moment difficile, ce n'est pas le premier"

"Ce n'est qu'un nouveau moment difficile, ce n'est pas le premier", a réagi l'Espagnol Rafael Nadal, très ému en conférence de presse en évoquant sa blessure au dos, après sa défaite en finale de l'Open d'Australie face au Suisse Stanislas Wawrinka, dimanche à Melbourne.

Q : Pouvez-vous nous dire quand vous avez senti que votre dos vous faisait mal?

R : "J'ai senti un peu mon dos dès le début, dès l'échauffement. Ca a empiré au premier set et c'était encore pire à la fin du premier set. Et ensuite, il y a eu un moment clé où j'ai senti mon dos raide après un mauvais mouvement au service. Je ne sais pas ce que le kiné a essayé de faire. J'étais trop inquiet pour réfléchir à ce qui se passait. Il a juste essayé de détendre un peu mon dos. Mais quand ça arrive pendant un match, c'est presque impossible. Mais ce n'est pas le moment de parler de ça. C'est le moment de féliciter Stan. C'est la journée de Stan, pas la mienne. Il joue incroyablement bien. ll mérite vraiment de gagner ce titre".

Q : Avez-vous pensé que cela pourrait s'améliorer au fil du match?

R : "La dernière chose que je voulais faire, c'était abandonner. Je déteste ça, surtout en finale. Ce n'était pas une situation facile pour moi d'être sur le court dans un tel état, mais j'ai essayé très fort jusqu'à la fin. J'ai essayé de finir le match du mieux possible pour le public, pour mon adversaire, pour moi-même. J'ai tout essayé jusqu'au dernier moment, mais c'était impossible de gagner de cette manière. Mon adversaire était trop bon. Je suis évidemment extrêmement déçu et triste de ce qui s'est passé. Mais c'est la vie, c'est le sport. J'ai eu beaucoup de grands moments dans ma carrière. Celui-ci est difficile. Il faut juste l'accepter et continuer à travailler dur pour la suite".

Q : Votre adversaire s'est montré extrêmement nerveux dans les deux derniers sets. Avez-vous pensé que vous aviez peut-être une chance malgré tout?

R : "C'est normal. Quand vous voyez votre adversaire jouer comme ça, vous devenez nerveux. Vous jouez pour votre premier titre (du Grand Chelem, ndlr). C'est complètement normal. Je me suis battu. J'ai essayé de me donner une chance, mais gagner un set c'était déjà beaucoup. C'est vrai qu'on ne sait jamais ce qui peut se passer. Mais gagner deux autres sets dans une telle situation contre un grand joueur... Ma seule chance de gagner c'est s'il faisait des erreurs, parce que je servais trop lentement et de manière trop prévisible. Je ne survivais que parce qu'il faisait des erreurs sur mon retour. Je suis fier de mon attitude sur le court aujourd'hui, de mon attitude ces deux dernières semaines. C'est vrai que je n'ai pas eu beaucoup de chance et que ce tournoi est douloureux pour moi. C'est un tournoi où j'ai souvent eu des problèmes physiques dans ma carrière. Mais c'est la vie, c'est le sport, ce n'est pas la fin du monde. Ce n'est qu'un nouveau moment difficile, ce n'est pas le premier. Je me sens chanceux d'avoir eu plus de moments heureux que de pénibles".

Propos recueillis en conférence de presse

cyb/gv

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