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26/01/2014 05:29 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Koweït: peine de prison et expulsion pour un cyberactiviste

Human Rights Watch (HRW) a qualifié dimanche de "choquante" la condamnation au Koweït d'un cyberactiviste à 5 ans de prison et à l'expulsion pour un tweet jugé diffamatoire.

Un tribunal de première instance a rendu son jugement le 9 janvier dans le procès de Abdallah Faizouz Abdallah Abd al-Karim, 30 ans, jugé pour avoir mis sur Twitter un texte jugé insultant envers l'émir du Koweït. La cour a ordonné que le prévenu soit expulsé une fois qu'il aura purgé sa peine de prison, bien qu'il soit Koweïtien.

Né d'un père koweïtien et d'une mère égyptienne, M. Karim vient d'obtenir le droit à la nationalité koweïtienne. Mais le processus de sa naturalisation étant toujours en cours, le tribunal l'a jugé comme un expatrié. En vertu de la loi koweïtienne, les résidents étrangers sont expulsés par la justice s'ils sont condamnés à des peines de prison pour crime grave.

"Le jugement contre M. Karim est choquant en soi", écrit Nadim Houry, directeur adjoint de HRW pour le Moyen-Orient et l'Afrique.

"Nous espérons que la condamnation à l'expulsion ne relève pas d'une nouvelle stratégie tendant à faire taire tout commentaire politique au Koweït", a-t-il ajouté.

L'organisation de défense des droits de l'Homme a ajouté que les autorités koweïtiennes devraient retirer les charges retenues contre M. Karim, qui a fait appel du jugement.

"Depuis le début d'une crise politique en juin 2012, les autorités koweïtiennes s'emploient à restreindre la liberté d'expression en condamnant au moins 18 hommes politiques, cyberactivistes et journalistes à des peines de prison pour offense envers l'émir", déplore HRW.

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