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26/01/2014 11:48 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Flexibilisation de l'accès au dollar: les petits épargnants d'abord

La flexibilisation de l'accès aux devises en Argentine, qui doit entrer en vigueur lundi, est destinée à favoriser avant tout les petits épargnants, a prévenu dimanche le ministre argentin de l'Economie, Axel Kicillof.

Le chef du gouvernement Jorge Capitanich devait préciser lundi matin les détails d'application de la mesure annoncée vendredi, après une dévaluation de 14% en deux jours du peso argentin.

"Habiliter l'achat de dollars ne veut pas dire que ceux qui ont le plus d'argent et qui contribuent le moins à la stabilité auront les dollars. Le mécanisme va favoriser ceux qui ont moins d'argent", a déclaré au quotidien Pagina 12 le ministre de la présidente de centre-gauche Cristina Kirchner.

"Le désir de détenir des dollars est ancré dans la mentalité argentine", a rappelé M. Kicillof, un phénomène vieux de 40 ans, lié aux fluctuations incessantes du peso dans un pays où l'inflation annuelle est supérieure à 20% depuis 6 ans.

Aussitôt réélue en 2011 pour un second mandat, Mme Kirchner avait établi un contrôle des changes strict pour éviter une fuite des devises, voyant baisser dangereusement les réserves monétaires en dollars.

La question des réserves (passées de 52 à 29 milliards de dollars en 3 ans) et l'inflation sont les principales préoccupations du gouvernement.

Après 18% de dévaluation depuis le 1er janvier, le peso argentin s'est stabilisé vendredi à 8 pesos pour un dollar.

Les Argentins se presseront-ils lundi à 10h00 à l'ouverture des guichets bancaires, quelles seront les modalités d'acquisition des devises? La levée restrictions impopulaires sur l'accès aux dollars soulevait diverses interrogations.

Ce week-end, le gouvernement a lancé un avertissement à la grande distribution pour qu'elle continue d'appliquer l'accord avec l'Etat sur les prix de 200 produits, une initiative destinée à contenir l'inflation.

Samedi, le propriétaire d'une chaîne de supermarchés a suggéré une possible hausse des prix, indiquant que les fournisseurs avaient augmenté leurs factures de 15%.

Samedi, des magasins avaient fermé leurs portes, en pleine incertitude sur l'évolution des prix et de la monnaie.

jos-ap/bir

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