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26/01/2014 10:30 EST | Actualisé 28/03/2014 05:12 EDT

Conférence sur la Syrie: les femmes et les enfants pourront quitter Homs

GENÈVE - Les femmes et les enfants pris au piège à Homs, une ville syrienne assiégée par les troupes gouvernementales, auront la possibilité de quitter la cité en vertu d'une entente conclue dimanche entre la délégation du président Bachar el-Assad et l'opposition.

Lakhdar Brahimi, le médiateur des Nations unies chargé de mener les négociations entre les deux camps, a reconnu que cet accord, qui pourrait prendre effet dès lundi, était loin de correspondre à ses attentes, lui qui espérait que les deux parties s'entendraient pour permettre l'envoi d'un convoi d'aide humanitaire dans la ville.

Il a toutefois rappelé qu'il faudrait du temps pour sortir la Syrie du «fossé» dans lequel elle est tombée.

Homs, l'une des premières cités à s'être révoltée contre le président Assad, a une fois de plus été la cible des obus de mortier de l'armée syrienne, dimanche.

M. Brahimi a rejeté les critiques concernant le rythme des pourparlers, qui n'ont pas encore abordé le futur de Bachar el-Assad, soutenant qu'il valait mieux aller plus lentement que trop vite.

Le médiateur a précisé que le sujet le plus épineux, soit la question d'un possible gouvernement de transition, ne serait pas débattu avant lundi.

Selon l'opposition, Assad a perdu toute légitimité et ne peut plus diriger la Syrie après avoir violemment réprimé les manifestations largement pacifiques contre son gouvernement il y a trois ans.

Le régime syrien assure pour sa part que la rébellion comprend un grand nombre de terroristes et que le président Assad est le seul à pouvoir mettre fin aux combats qui ont coûté la vie à plus de 130 000 personnes depuis le début du conflit.

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