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26/01/2014 12:17 EST | Actualisé 26/01/2014 12:17 EST

Championnat du monde IBF des super-légers : Dierry Jean s'incline

NICHOLAS KAMM via Getty Images
Haitian-born Canadian Dierry Jean (L) absorbs a left from US boxer Lamont Peterson (R) during their International Boxing Federation light welterweight title fight at the DC Armory on January 25, 2014 in Washington, DC. Peterson won a 12-round unanimous decision. AFP PHOTO/Nicholas KAMM (Photo credit should read NICHOLAS KAMM/AFP/Getty Images)

WASHINGTON, D.C. – Dierry Jean avait une belle opportunité de se faire connaître et surtout, de réaliser son rêve de devenir champion du monde, samedi au DC Armory de Washington, sur les ondes de Showtime. Malheureusement, le pugiliste montréalais a baissé pavillon devant le champion du monde IBF des super-légers, l’Américain Lamont Peterson.

Au terme de 12 rounds où Peterson (32-2-1, 16 K.-O.) a été le plus actif et le plus agressif, les juges l’ont déclaré vainqueur par décision unanime des juges (115-113, 116-112 et 118-111), devant 5668 amateurs présents dans l’amphithéâtre.

« Je savais que ça allait être une dure bataille. C'était surtout une question d’expérience. J’ai tout de même livré le meilleur combat que j’ai pu et j’avais mes fans. Je garde la tête haute », a confié Jean (25-1, 17 K.-O.) après son revers, sous les applaudissements d’une centaine de partisans montréalais aux abords du ring, venus pour la plupart en autobus pour encourager le gladiateur à la peau d’ébène.

Côté statistiques, l’aspirant dirigé par la firme montréalaise Eye of the Tiger Management (EOTTM) a lancé 556 coups au total, touchant la cible 123 fois. Quant au champion, il a envoyé 622 frappes et a visé juste à 230 reprises.

Le boxeur natif de Washington a également dominé au niveau des coups de puissance, plaçant 161 bombes comparativement à 88 pour le Québécois d’origine haïtienne.

Catégorie difficile

Malgré tout, Dierry Jean n’a pas à rougir de sa performance, puisqu’il évolue dans l’une des catégories les plus relevées du monde de la boxe, les super-légers (140 lb).

« À 140 et 147 livres, il n’y a pas de chemin facile. Peu importe qui tu affronteras dans le top 15, ce sera une grosse bataille », a expliqué l’entraîneur Marc Ramsay, présent dans le coin de Dierry Jean pour ce choc.

En guise d’exemple à ces propos, trois gladiateurs connus des amateurs de boxe de la Belle Province, le Camerounais du Groupe Yvon Michel (GYM) Herman Ngoudjo, le Roumain affilié à InterBox Leonard Dorin et la légende fleurdelisée Gaétan Hart ont tous auparavant tenté, sans succès, d'obtenir un titre chez les 140 livres.

Ngoudjo a perdu aux points à deux reprises (face au Newyorkais Paul Malignaggi en 2008, à Atlantic City et contre le Colombien Juan Urango en 2009, au Centre Bell), tandis que Dorin a été passé K.-O. au deuxième assaut par Arturo Gatti en 2004 à Atlantic City.

Quant à Hart, il a été terrassé en moins de six reprises par l'Américain Aaron Pryor Sr. en 1980 à Cincinnati.

Arturo Gatti est le seul combattant originaire du Québec à avoir réussi à mettre la main sur une ceinture mondiale des super-légers. Il avait vaincu l'Italien Gianluca Branco par décision unanime, le 24 janvier 2004 à Atlantic City, pour se obtenir le titre WBC à 140 livres.

Il a défendu sa couronne deux fois avant de la perdre aux mains de Floyd Mayweather Jr.

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