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Serbie: le parti au pouvoir veut des législatives anticipées

25/01/2014 07:57 EST | Actualisé 27/03/2014 05:12 EDT

Le vice-Premier ministre serbe et leader du principal parti au pouvoir, Aleksandar Vucic, a appelé samedi à la tenue d'élections législatives anticipées un scrutin qui, fort probablement, aura lieu en mars.

"Ma proposition demain à la réunion de la présidence du SNS (Parti serbe du Progrès) sera de vérifier la volonté du peuple. Le temps est venu pour rendre des comptes" devant l'électorat, a déclaré M. Vucic lors d'une assemblée de son parti.

Cette annonce a été précédée par la démission du ministre serbe de l'Economie, Sasa Radulovic, qui a décidé de quitter le gouvernement pour protester contre le retard pris dans l'adoption de plusieurs réformes nécessaires pour le redressement économique.

"Je peux confirmer que Radulovic a démissionné", a dit à l'AFP un conseiller du ministre, Dusan Pavlovic, sans fournir davantage de détails.

Dans la semaine, M. Radulovic avait menacé de prendre une telle décision déplorant le manque de soutien au sein du gouvernement pour l'amendement des lois du Travail, des Privatisations et de la Faillite, cruciales pour redresser une économie sinistrée.

Sans appartenance politique, M. Radulovic avait été nommé ministre en septembre à la recommandation du SNS.

Les réformes risquent d'être davantage retardées en cas d'élections anticipées.

Ce scrutin devrait avoir lieu le 16 mars, en même temps que les élections anticipées, déjà prévues, pour la mairie de Belgrade.

Techniquement, il y a plusieurs manières d'agir pour convoquer un tel scrutin. Le plus probablement le gouvernement va demander la tenue des élections législatives anticipées au président, qui va ensuite décider de dissoudre le Parlement et de convoquer le scrutin.

Mais quelle que soit la procédure choisie, elle ne devrait par rencontrer d'obstacle, selon des analystes.

Si elles sont organisées, ces élections auront lieu deux ans avant la fin du mandat officiel de quatre ans de l'actuel Parlement.

Selon des analystes, en organisant ce scrutin le SNS compte mettre à profit le soutien particulièrement important dont il jouit au sein de l'électorat notamment après le début récent des négociations d'adhésion à l'Union européenne et après plusieurs arrestations spectaculaires de richissimes hommes d'affaires, dans le cadre de la lutte contre la corruption et le crime organisé.

Selon les derniers sondages, le SNS jouit du soutien de plus de 40% de l'électorat, suivi par le Parti démocrate (DS, opposition) avec seulement 11%.

L'économie de ce pays de 7,1 millions d'habitants est sinistrée, avec un déficit budgétaire qui pour la quatrième année consécutive est supérieur à 7% du PIB et une dette dépassant les 60% du PIB. Le taux de chômage a atteint 20,1% et le salaire mensuel moyen est d'environ 400 euros.

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