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Serbie: démission du ministre de l'Economie, possibles élections anticipées

25/01/2014 06:01 EST | Actualisé 27/03/2014 05:12 EDT

Le ministre serbe de l'Economie, Sasa Radulovic, a démissionné samedi pour protester contre le retard dans l'adoption de plusieurs réformes alors que le parti au pouvoir (SNS) devait décider dans la journée de la tenue ou non en mars d'élections législatives anticipées.

"Je peux confirmer que Radulovic a démissionné", a dit à l'AFP un conseiller du ministre, Dusan Pavlovic, sans fournir de détails.

Dans la semaine, M. Radulovic avait menacé de prendre une telle décision déplorant le manque de soutien au sein du gouvernement pour l'amendement des lois du Travail, des Privatisations et de la Faillite, cruciales pour redresser une économie sinistrée et qui risquent d'être davantage retardées en cas d'élections anticipées.

Sans appartenance politique, M. Radulovic avait été nommé ministre en septembre à la recommandation du Parti serbe du Progrès (SNS), principale force de la coalition au pouvoir.

Sa démission intervient alors que la direction du SNS est réunie pour décider de l'organisation d'élections législatives anticipées, en mars, deux ans avant la fin du mandat officiel de quatre ans de l'actuel parlement, dans cette ex-république yougoslave qui a commencé récemment ses négociations d'adhésion à l'Union européenne.

Selon des analystes, en organisant ce scrutin le SNS compte profiter du soutien particulièrement important dont il jouit au sein de l'électorat notamment après le début des pourparlers d'adhésion au bloc des 28 et après plusieurs arrestations spectaculaires de richissimes hommes d'affaires, dans le cadre de la lutte contre la corruption et le crime organisé.

Selon les derniers sondages, le SNS jouit du soutien de plus de 40% de l'électorat, suivi par le Parti démocrate (DS, opposition) avec seulement 10%.

L'économie de ce pays de 7,1 millions d'habitant est sinistrée, avec un déficit budgétaire qui pour la quatrième année consécutive est supérieur à 7% du PIB et une dette dépassant les 60% du PIB. Le taux de chômage a atteint 20,1% et le salaire mensuel moyen est d'environ 400 euros.

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