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25/01/2014 07:21 EST | Actualisé 27/03/2014 05:12 EDT

Les défis des pompiers volontaires

La tragédie de L'Isle-Verte soulève de nombreuses questions sur les équipements et le faible nombre de pompiers dans certaines petites municipalités. À Gaspé, une ville d'à peine 15 000 habitants, on semble avoir trouvé des solutions pour maîtriser rapidement un incendie malgré certaines contraintes.

Qu'il éclate à Montréal ou en Gaspésie, un feu n'en est pas moins intense. Pour être aussi efficaces que leurs collègues à temps plein des grandes villes, la centaine de pompiers volontaires de Gaspé transportent en tout temps leurs équipements dans leurs véhicules, afin d'épargner de précieuses minutes.

« On peut parler d'une dizaine de minutes, d'être capables de se rendre directement sur le lieu de l'intervention. Il y a des chauffeurs qui viennent chercher des camions et le restant des personnes qui interviennent s'en va directement sur le lieu de l'intervention », a expliqué Gaétan Girard, pompier volontaire depuis 17 ans.

Le défi est d'autant plus important à Gaspé, avec sept casernes dispersées sur un vaste territoire de 120 kilomètres qui s'étend le long de la côte. « C'est important d'avoir une bonne structure, on a un poste de commandement qui est ouvert immédiatement au moment de l'appel. Cette personne-là, qui s'occupe du poste de commandement, peut chercher des autobus, appeler des ambulances », indique un autre pompier volontaire, Jean-François Lévesque.

Gaétan Girard estime qu'un camion-échelle n'aurait pas nécessairement permis de maîtriser plus rapidement le feu à L'Isle-Verte. « L'important demeure le temps d'intervention », dit-il.

Avant d'appeler d'autres municipalités en renfort, la deuxième règle est de suivre à la lettre le plan d'intervention qui diffère selon le type de bâtiment. À Gaspé, il en existe une soixantaine. Le plan d'action est bien précis pour les immeubles abritant des personnes à mobilité réduite.

L'hiver dernier, à Gaspé, un incendie a forcé l'évacuation de 130 personnes âgées en pleine nuit. « Il y a des pompiers qui sont allés là, directement, et qui ont commencé l'évacuation, et il y a une autre équipe qui y est allée pour faire l'intervention », raconte le chef pompier, Carl Sinnett.

Selon la loi, une formation de base doit être offerte aux pompiers volontaires. Cependant, chaque caserne a le devoir, par la suite, d'assurer la bonne forme physique des pompiers et de tenir des exercices d'évacuation.

D'après le reportage de Martin Toulgoat

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