Des équipes d'urgences se sont rendues sur les lieux d'un important incendie survenu dans le sud du Manitoba, non loin de la communauté de Saint-Pierre-Jolys, où un gazoduc de TransCanada a explosé vers 1 h du matin. La compagnie indique que le feu a été éteint à 15 h.

Selon Hydro-Manitoba, qui a envoyé deux camions sur place, 4000 personnes seraient privées de gaz naturel au sud d'Otterburne.

L'Organisation des mesures d'urgence indique qu'elle prépare des centres d'accueil pour que les citoyens puissent se réchauffer.

La municipalité de Niverville a publié un communiqué sur son site Internet indiquant qu'elle s'attendait à ce que le service de gaz naturel soit interrompu durant 24 heures minimum, voire pendant plusieurs jours.

Hydro-Manitoba informe que l'approvisionnement en gaz pourrait être interrompu dans les municipalités rurales de Hanover et De Salaberry, dont Saint-Pierre-Jolys, Sainte-Agathe, Saint-Malo, Otterburne, New Bothwell, Niverville, Kleefeld, Grunthal, Dufrost. La Société d'État indique sur son site Internet ne pas savoir combien de temps la coupure durera, mais recommande de se préparer à une longue interruption.

TransCanada dit ignorer ce qui a causé l'incendie. Le pipeline a été fermé temporairement, a indiqué la compagnie par voie de communiqué. Des représentants de TransCanada sont arrivés sur place. Des équipes sont occupées à ventiler le gaz naturel du système pour éliminer la source de combustible qui alimente l'incendie.

Un pipeline de gaz naturel de TransCanada a pris feu et a explosé vers 1 h cette nuit. L'explosion a eu lieu près d'Otterburne, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Winnipeg. On ne rapporte aucun blessé, mais cinq maisons ont dû être évacuées. Les habitants des deux d'entre elles ont pu regagner leur logis, mais les trois autres résidences se trouvent toujours dans le périmètre de sécurité.

Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Saint-Pierre-Jolys a reçu un appel vers 1 h 05 qui indiquait une « forte explosion ».

Des témoins qui vivent proches du lieu de l'explosion l'ont qualifiée d'énorme. Paul Rawluk vit non loin de là et s'est rendu jusqu'au site. « En nous approchant, nous pouvions voir des flammes imposantes de 200 à 300 mètres de haut propulsées hors du sol et cela sonnait littéralement comme un avion à réaction », explique-t-il.

Selon la police, le feu qui émane du pipeline n'est pas toxique.

Le maire de Saint-Pierre-Jolys, Denis Fillion, qui vit non loin de là, à Dufrost, a été réveillé par le bruit de l'incendie.

« De Saint-Pierre, ce sont des flammes qui étaient encore de 100 pieds (30 mètres) de haut, mais d'ici, de Dufrost, c'était des centaines de pieds de haut, c'était immense, c'est pour cela que ça m'inquiétait parce que ces choses-là parfois cela peut devenir de plus en plus gros. » — Denis Fillion


Un autre résident du coin, Richard Gagnon, explique qu'il était couché avec sa femme lorsqu'il a entendu une petite explosion, suivie quelques secondes plus tard par une forte explosion. « Le ciel est devenu allumé comme le jour et on entendait le ronronnement d'un avion. On a couru en bas pour voir ce qui se passait. En regardant à l'Ouest, on voit une flamme immense, J'ai pensé que c'était dans la cour de mon frère où il y a des hangars de machines et que c'était ça les explosions », raconte-t-il.

« On essaye d'appeler le 911, aucune réponse. Je vais en haut, je réveille mon fils et ma fille. Mon fils et moi on s'habille très vite pour aller cherche le tracteur et la souffleuse à neige pour souffler la cour pour les pompiers. On court dehors. On prend le camion pour se rendre dans la cour à mon frère et là on réalise que ce n'est pas la cour à mon frère, mais c'est plus à l'Ouest où TransCanada pipeline a une station qui est en feu. Les flammes avaient environ 100 mètres de haut, une chaleur incroyable et une chaleur incroyable », ajoute-t-il.

Le Bureau de la sécurité des transports a dépêché un enquêteur sur place. Le secteur est fermé au public.

Aussi sur Le HuffPost:

Loading Slideshow...
  • Prolongement du North East — Access Pipeline

    Longueur : 297 km. Capacité : 350 000 barils par jour de bitume dilué. Investissements : non-disponible. Expansion d'un système d'oléoducs déjà en service. De Conklin, lieu d'extraction des sables bitumineux, jusqu'au terminal Sturgeon, près de Redwater, tous deux en Alberta. Le projet est peu controversé puisque d'autres pipelines existent déjà, presque sur les mêmes tracés. La construction est donc déjà amorcée. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Northern Gateway — Enbridge

    Longueur : 1,177 km Capacité prévue : 525 000 barils de pétrole par jour Investissements : 5,5 milliards de dollars Enbridge cherche à exporter du pétrole vers la Chine depuis un terminal sur la côte ouest. Le projet est cependant sur la glace. Le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique a refusé d'y donner son aval, considérant qu'Enbridge n'a pas donné de réponse satisfaisante aux inquiétudes de la population et des Premières Nations. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Ligne 9B — Enbridge

    Longueur : 639 km Capacité : 300 000 barils de pétrole par jour Investissements : 110 millions de dollars (aucune nouvelle construction nécessaire) Un plan B qui devient crucial. Puisque le pétrole albertain se dirige vers une impasse avec deux projets freinés (Northern Gateway et Keystone XL), l'industrie cherche des débouchés à l'Est. Enbridge voudrait inverser le flux de l'oléoduc existant, pour acheminer du pétrole de North Westover (Ontario) jusqu'à Montréal. La compagnie Enbridge promet de fournir un pétrole brut moins dispendieux que celui actuellement importé de l'étranger. Les environnementalistes déplorent que le pétrole des sables bitumineux soit particulièrement polluant. Quelques groupes ont également évoqué des inquiétudes sur la sécurité du transport, rappelant qu'Enbridge a été reconnue responsable de plusieurs déversements aux États-Unis, dont celui de plus de 3 millions de litres au Michigan. La décision est attendue au début 2014. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Oléoduc Énergie Est — TransCanada

    Longueur totale : 4500 km Capacité : 1 million de barils de pétrole brut par jour Investissements : 12 milliards de dollars L'objectif est de convertir 3000 km de gazoduc en oléoduc entre l'Alberta (Hardistry) et l'Ontario et construire un pipeline supplémentaire de 1400 km jusqu'à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick. Le Québec deviendrait donc un endroit de transit. L'étude du projet qui nécessite de nouvelles infrastructures d'envergure pourrait être assez longue. Il ne démarrera pas avant 2017. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Keystone XL — Trans Canada

    Longueur : nouveau tronçon de 2000 km. Capacité : 830 000 barils de pétrole par jour Investissements : 7 milliards de dollars. L'industrie albertaine des sables bitumineux cherche à exporter le pétrole de l'Alberta jusqu'aux raffineries du Texas, pour le marché américain. Le projet affronte de l'opposition locale, puisque l'on redoute que les impacts économiques soient faibles et parce que le pétrole des sables bitumineux est réputé très polluant. Le président Obama hésite à approuver cet oléoduc. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Expansion du pipeline Trans Mountain — Kinder Morgan

    Longueur : 1150 km sont déjà en place, l'expansion prévoit 980 km supplémentaires pour transporter du pétrole brut. Capacité : Faire passer la capacité de 300 000 à 890 000 barils par jour. Investissements : 5,4 milliards de dollars Il s'agit de doubler l'oléoduc déjà existant pour en augmenter la capacité, en conservant à peu près le même tracé. Des inquiétudes ont été soulevées quant à la sécurité du transport par oléoduc, puisque des fuites des tuyaux de cette compagnie sont survenues à plusieurs reprises dans les dernières années. La plus récente anomalie, en juin 2013, aurait laissé échapper jusqu'à 4000 litres. Source : Canadian Energy Pipeline Association

  • Programme « light oil access » — Enbridge

    Longueur : plusieurs projets. Capacité totale : acheminement d'environ 400 000 barils supplémentaires par jour Investissements : 6,2 milliards de dollars pour l'évaluation préliminaire. En réponse aux changements dans la production et la demande en Amérique du Nord, on veut approvisionner davantage les raffineries de l'Ontario, du Québec et du Midwest américain. Au programme : expansion des canalisations, augmentation de la puissance de pompage et de la capacité des terminaux. Les différents projets devraient être sur pied entre 2014 et 2016. Source : Canadian Energy Pipeline Association


Retrouvez les articles du HuffPost sur notre page Facebook.


> Comment connecter son compte HuffPost à Facebook pour pouvoir commenter?