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A Genève, les délégations syriennes ont dû mettre leurs rancoeurs de côté

25/01/2014 09:32 EST | Actualisé 27/03/2014 05:12 EDT

Ils sont entrés par des portes différentes et ont mis leurs rancoeurs de côté pour s'asseoir face à face: les négociateurs du régime syrien et de l'opposition ont vécu samedi à Genève un premier round tendu de négociations sur le conflit syrien.

"Nous ne sommes pas ici pour parler de sentiments, nous sommes ici pour défendre les intérêts de notre pays et aller de l'avant", a affirmé à l'AFP Bachar al-Jaafari, négociateur en chef du côté gouvernemental, après la première réunion sous l'égide de l'ONU.

"Peut-être ravalons nous notre rancoeur, mais nous sommes là, nous sommes sérieux, nous avons des instructions claires", a ajouté le dignitaire syrien, ambassadeur à l'ONU. "Nous venons dans un état d'esprit ouvert et positif et nous voulons faire sortir le pays de cette situation tout en préservant les intérêts des syriens", a-t-il dit.

"Nous avons des sentiments mélangés", a admis de son côté Anas al-Abdé, un des négociateurs de l'opposition à l'issue de la réunion. "Ce n'était pas facile pour nous de nous asseoir avec la délégation qui représente les tueurs à Damas, mais on l'a fait dans l'intérêt du peuple syrien, des enfants de Syrie et de l'avenir de la Syrie", a-t-il dit à la presse rassemblée au Palais des Nations à Genève où se tiennent les négociations.

La rencontre s'est tenue à huis clos, loin des caméras et de la presse.

"La délégation de l'opposition est entrée par une porte, celle du régime par l'autre (...) les deux délégations se sont assises face à face avec Lakhdar Brahimi au centre", a précisé M. Abdé.

Le médiateur de l'ONU "a parlé des principes, des objectifs et de la nature des pouparlers ainsi que des résultats escomptés. Les deux délégations n'ont pas parlé", a-t-il poursuivi.

Une prochaine réunion se tiendra, toujours dans une même salle, vers 15H00 GMT, en présence de Lakhdar Brahimi, artisan de ces négociations maintes fois reportées et qui visent à trouver une issue au conflit qui a fait plus de 130.000 morts.

ram/kat/ros

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