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Thaïlande: les élections de février peuvent être repoussées, tranche la justice

24/01/2014 11:43 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

BANGKOK - La Cour constitutionnelle de la Thaïlande affirme que les élections législatives du 2 février, vivement contestées par les manifestants anti-gouvernement, peuvent être repoussées.

On ignorait encore vendredi si le scrutin serait bel et bien retardé.

Le président de la commission électorale, qui avait demandé à la justice thaïlandaise de se prononcer sur la question, estime que les élections devraient être repoussées en raison du soulèvement qui agite le pays depuis que les manifestants sont descendus dans les rues à la fin de l'an dernier.

Le gouvernement de la première ministre, Yingluck Shinawatra, soutient de son côté que la date du scrutin, qui avait été fixée par décret royal, ne peut être changée. Un porte-parole a indiqué que le gouvernement devrait étudier l'arrêt de la cour avant de prendre une décision.

Les manifestants ont déjà déclaré que le report des élections ne suffirait pas pour mettre fin à la confrontation. Le chef de file de la contestation, Suthep Thaugsuban, exige la démission de la première ministre et réclame la création d'un conseil populaire non élu pour mettre en oeuvre des réformes politiques et ce, jusqu'à deux ans avant la tenue d'un nouveau scrutin. Il n'a pas évoqué l'avis du tribunal dans son discours quotidien à ses partisans, vendredi.

Les protestataires accusent Yingluck Shinawatra d'agir comme son frère, le milliardaire et ancien premier ministre de la Thaïlande Thaksin Shinawatra, en se servant de la fortune familiale et des fonds publics pour influencer les électeurs et consolider son pouvoir.

M. Thaksin a été renversé lors d'un coup d'État militaire en 2006, après que des manifestants l'eurent accusé de corruption et d'abus de pouvoir. Il est parti en exil en 2008 pour échapper à une peine de deux ans de prison dans une affaire de conflit d'intérêts.

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