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Soudan du Sud: les rebelles affirment que le cessez-le-feu a été violé

24/01/2014 12:28 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

Le nouvel accord de cessez-le-feu conclu jeudi entre le gouvernement du Soudan du Sud et les rebelles devrait permettre de trouver une solution politique au conflit qui dure depuis plus d'un mois et ce, même si un leader rebelle accuse les forces gouvernementales de l'avoir enfreint, a soutenu vendredi le président du Soudan du Sud.

Salva Kiir estime que l'accord, signé jeudi à Addis Abebas en Éthiopie, devrait «mettre fin aux souffrances» de la population du Soudan du Sud, alors qu'un demi-million d'entre eux ont fui leur foyer depuis le début des violences, le 15 décembre. Les dernières semaines ont été marquées par la mort de milliers de personnes.

Il s'est dit heureux de pouvoir annoncer à ses concitoyens que le conflit serait résolu grâce au dialogue. Mais le président a aussi lancé un appel aux rebelles, leur demandant d'accepter l'entente conclue. Le message de M. Kiir s'adressait plus particulièrement aux milliers de jeunes armés connus sous le nom de l'«Armée blanche», un groupe de combattants fidèles à l'ancien vice-président et chef de la rébellion, Riek Machar.

Le brigadier-général Lul Ruai Koang, un porte-parole des rebelles, a quant à lui accusé les forces gouvernementales d'attaquer des bastions rebelles dans les États pétroliers d'Unité et de Jonglei.

Le militaire a qualifié ces attaques de «violation claire» de l'accord de cessez-le-feu, ajoutant que les rebelles se défendraient.

Le porte-parole de l'armée du Soudan du Sud, le colonel Philip Aguer, a répliqué qu'on ne lui avait rapporté aucune violence mais a confirmé qu'il y avait eu des affrontements dans l'État de Jonglei, jeudi.

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