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Les craintes pour la Chine réduites mais pas complètement dissipées à Davos

24/01/2014 08:17 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

Le risque d'un atterrissage brutal de l'économie chinoise semble s'être s'éloigner mais n'est pas complètement écarté, ont estimé vendredi plusieurs experts réunis à Davos, même si la Chine a réussi à stabiliser sa croissance en 2013 et s'est engagée à réformer son économie.

Le Chinois Li Daokui, ancien membre de la banque centrale, a déclaré au cours d'un débat consacré à son pays que "cette année et l'année prochaine, il va falloir lutter pour maintenir un taux de croissance de 7-7,5%, qui est le minimum pour créer chaque année les 7,5 millions d'emplois dont la Chine a besoin".

Pékin a annoncé lundi que l'économie chinoise avait progressé de 7,7% en 2013, un chiffre identique à celui de 2012, et qui est la plus faible progression annuelle du PIB en treize ans, dans un contexte de craintes accrues face aux déséquilibres et à l'endettement public chinois.

Pour l'économiste Nouriel Roubini, "le risque d'un atterrissage brutal de la Chine n'a pas disparu", évoquant "l'immense défi" des réformes que doit subir l'économie chinoise.

La Chine s'est engagée à modifier le profil de son économie pour accroître sa demande intérieure, moins reposer sur les exportations, tout en limitant le crédit et en contrôlant l'endettement du secteur public.

Mais plusieurs participants au sommet attendent de voir.

Le ministre britannique des Finances George Osborne estime qu'en Chine, "beaucoup de choses très bien ont été dites sur les réformes économiques" : mais que "nous voulons tous maintenant juste voir ce qui sera concrètement fait par le gouvernement chinois".

"Parler ne coûte rien. Nous devons voir des actes, et pour l'instant, nous n'en avons pas vu beaucoup", a déclaré M. Roubini, craignant que cela n'aille "pas assez vite".

La directrice générale du FMI Christine Lagarde a toutefois rappelé que son organisation ne prévoyait pas de catastrophe.

"Nous ne prévoyons pas de ralentissement massif, mais un taux de croissance légèrement réduit", a-t-elle déclaré à Davos dans un entretien avec la chaîne indienne de télévision NDTV.

"Je ne pense pas qu'il y ait de gros risques pour l'économie chinoise à court terme, cette année ou la suivante, parce que le gouvernement a compris le besoin de réformer le système économique, y compris financier, mais il comprend aussi le besoin de maintenir une croissance relativement élevée", a déclaré Harihuko Kuroda vendredi à Davos.

Le système financier est parfois source d'inquiétude en raison du poids important des prêts consentis par des acteurs non conventionnels, aboutissant à un système parallèle et peu régulé.

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