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Le Caire: explosion mortelle face au quartier général de la police

24/01/2014 10:20 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

CAIRE, Égypte - Une série d'explosions a frappé la police égyptienne du Caire et de ses environs, vendredi, dont un attentat à la voiture piégée contre les quartiers généraux de la police qui a aussi touché un musée islamique à proximité.

Six personnes ont perdu la vie dans la plus importante de ces déflagrations, qui surviennent à l'heure où les confrontations entre islamistes et partisans du gouvernement ne cessent de s'accroître.

Les explosions ont fait grimper d'un cran la tension au Caire à la veille du troisième anniversaire du soulèvement qui avait mené, en 2011, au renversement du président Hosni Moubarak. Les fidèles des Frères musulmans et les partisans du gouvernement appuyé par l'armée ont tous annoncé des manifestations pour la journée de samedi.

Un groupe terroriste lié à Al-Qaïda, Ansar Beit Al-Maqdis, a revendiqué la responsabilité de la majorité de ces attentats. Les heures suivant les déflagrations ont galvanisé les partisans du gouvernement, qui accuse les Frères musulmans d'être responsable de la montée de la violence au pays depuis l'expulsion du président islamiste Mohammed Morsi, le 3 juillet.

Peu de temps après l'attentat contre le siège de la police, une foule s'est rassemblée devant les restes de l'édifice, scandant des slogans hostiles aux Frères musulmans pour témoigner leur soutien au chef de l'armée, Abdel-Fattah el-Sissi. Les partisans du général, qui a orchestré l'expulsion du président Morsi, souhaitent le voir se présenter à la prochaine présidentielle.

Les forces de sécurité ont ensuite fermé l'accès aux artères principales du Caire et installé un cordon de sécurité autour de la place Tharir.

Plus tard dans la journée, des résidants anti-islamistes ont rejoint les forces policières dans les affrontements contre des membres des Frères musulmans qui tenaient leur manifestation quotidienne dans plusieurs villes du pays. Ces heurts ont fait au moins dix morts parmi les protestataires.

Les violences ont débuté aux environs de 6 h 30 vendredi matin lorsqu'un véhicule bourré d'explosifs a explosé devant le siège de la police au centre-ville du Caire, tuant au moins quatre personnes et en blessant 50 autres, selon un bilan provisoire du ministère de la Santé. D'épaisses colonnes de fumée ont été projetées dans le ciel.

Deux heures plus tard, une autre bombe a explosé près d'un véhicule de patrouille à la sortie d'une station de métro dans la capitale du district de Dokki, de l'autre côté du Nil. Au moins une personne est morte et huit autres ont été blessées, ont indiqué des responsables.

Une troisième déflagration de moindre importance a visé la station de police de Talbiya à environ quatre kilomètres des pyramides de Gizeh. Aucune victime n'a été rapportée.

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