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Egypte: Washington condamne les attentats et appelle au calme

24/01/2014 01:56 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont "condamné avec force les attentats terroristes" en Egypte vendredi et ont appelé au calme à la veille du troisième anniversaire de la révolution égyptienne.

Washington marche sur des oeufs depuis trois ans avec son allié du monde arabe et a gelé une partie de son aide militaire après le renversement du président islamiste Mohamed Morsi.

Le département d'Etat a, dans un communiqué, "condamné avec force les attaques terroristes survenues aujourd'hui en Egypte", exigeant une "enquête complète" et que les responsables "soient traduits en justice".

"Nous exhortons tous les Egyptiens à faire preuve de calme et de retenue avant le troisième anniversaire de la révolution égyptienne" qui avait débuté le 25 janvier 2011 et s'était soldée 18 jours plus tard par le départ du président de l'époque Hosni Moubarak, explique la diplomatie américaine.

Comme il le réclame depuis des mois face à la crise politique en Egypte, Washington a une nouvelle fois plaidé pour "une transition politique" qui se déroule "pacifiquement" et qui "respecte les droits de tous les Egyptiens".

Un kamikaze a précipité sa voiture piégée contre le siège de la police égyptienne, premier d'une série de quatre attentats qui ont fait six morts au Caire vendredi. Les attentats visant les forces de l'ordre se sont multipliés depuis que l'armée a destitué le 3 juillet l'islamiste Morsi, seul président jamais élu démocratiquement en Egypte, et réprime dans le sang toute manifestation de ses partisans.

Le secrétaire d'Etat John Kerry avait appelé le week-end dernier Le Caire à mettre en oeuvre les droits et libertés édictés dans la nouvelle Constitution, peu après la victoire du "oui" au référendum constitutionnel.

Mais les Etats-Unis n'ont pas encore décidé s'ils comptaient reprendre le versement d'une partie du 1,55 milliard de dollars d'aide au Caire gelée depuis octobre, avait précisé alors le département d'Etat.

Par ailleurs, signe des relations difficiles entre les deux alliés, le président américain Barack Obama a invité les dirigeants de 47 pays africains à un sommet à la Maison Blanche les 5 et 6 août, mais l'Egypte n'est pas conviée.

Le Caire s'est dit "très surpris" et a qualifié cette décision d'"erreur".

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