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Des musulmans ont été massacrés en Birmanie, selon l'ONU

24/01/2014 02:44 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

RANGOON, Myanmar - Les Nations unies ont confirmé que le massacre d'au moins 48 musulmans avait bien eu lieu dans un village isolé de l'ouest de la Birmanie, des allégations niées en bloc par le gouvernement depuis leur révélation, la semaine dernière.

Le porte-parole du président, Ye Htut, a soutenu qu'il s'objectait «fortement» aux allégations de l'ONU et que les faits et données rapportés étaient «complètement faussés».

La Birmanie, dont la population de 60 millions d'habitants est à majorité bouddhiste, est le théâtre de violences interconfessionnelles depuis juin 2012.

L'incident de Du Chee Yar Tan, un village du nord de l'État de Rakhine, semble être le plus sanglant à avoir été rapporté cette année. Si les faits sont avérés, cela porterait le bilan des victimes de la minorité musulmane Rohingya à plus de 280. Quelque 250 000 autres Birmans de confession musulmans ont été forcés de fuir leur foyer depuis le début des violences.

Les reporters étrangers et les groupes d'aide humanitaire n'ont qu'un accès limité à l'État de Rakhine, qui abrite environ 80 pour cent de la minorité musulmane, qui représente un million de personnes à travers le pays. Les attaques auraient commencé le 9 janvier et le pire du massacre aurait eu lieu à l'aube le 14 janvier, selon les témoignages de résidants.

Des bouddhistes de l'État de Rakhine auraient voulu se venger de l'enlèvement et du meurtre d'un policier par des villageois Rohingyas. Ils auraient créé un bain de sang en assassinant population avec des armes blanches et des fusils, selon ce qu'ont raconté des résidants de la région.

Dans un rapport publié en fin de journée, jeudi, les Nations unies confirmaient qu'un massacre avait bien eu lieu dans cette région. On y affirmait que des preuves crédibles démontrent qu'au moins 48 personnes ont été tuées dans deux accès de violence.

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