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Coupe du monde - Kitzbühel: la Streif reste imposante, même dans une version revisitée

24/01/2014 12:55 EST | Actualisé 26/03/2014 05:12 EDT

La descente de Kitzbühel reste samedi le sommet de Coupe du monde de ski alpin, même dans une version revisitée en raison des conditions de temps et de neige printanières qui ont obligé les organisateurs à renoncer au terrible dévers introduisant le schuss d'arrivée.

A la place, les descendeurs emprunteront, depuis l'Hausbergkante, la piste de slalom, une variante en forme de bretelle.

D'ailleurs, les favoris sont deux champions: l'Américain Bode Miller et le Norvégien Aksel Lund Svindal, devant lors de l'unique entraînement jeudi.

A l'avantage de Miller, qui a impressionné adversaires et anciens champions, comme son compatriote Dahron Rahlves, maître de la Streif en 2003. "Même si le dévers n'est plus au programme, ça reste un challenge avec le Steilhang, l'Hausberg, qui donnent un cachet à cette descente, qui exigent du cran et des choix audacieux", a expliqué le Californien.

"Il faut prendre des risques et Bode est taillé pour cette piste", a-t-il ajouté.

Mental et physique

"D'un point de vue mental, Bode est en grande forme. Il a perdu aussi des kilos. Vous n'avez pas à être spécialement lourd en descente, mais à skier propre et à vous engager. Je suis vraiment impatient d'assister à la course samedi", a poursuvi Rahles, petit gabarit.

Ayant mis ses adversaires KO mais à blanc, Miller, regard de rapace, a fourni des explications. "Je suis monté très haut dans les virages, au Steilhang et au Seidlalm, perdant un peu de vitesse. Ça permet d'en gagner ensuite beaucoup dans la pente", a expliqué l'artiste de la Côte Est.

Et le quadruple champion du monde, qui n'a pas son pareil pour trouver les trajectoires, d'ajouter: "Cette saison, Kitzbühel est un objectif". On peut le croire: deuxième sur la Streif en 2008 et 2011, chaque fois derrière le Suisse Didier Cuche, désormais retraité, le funambule du New Hampshire aspire à la victoire.

Comme d'ailleurs Svindal. Vainqueur du super-G en 2013, le Viking n'est pas encore monté sur le podium d'une descente au bas de la Streif. "Ça me manque", consent-il.

Surtout que, après la sortie de piste de l'Autrichien Marcel Hirscher en seconde manche du slalom vendredi, le costaud d'Oslo a trois occasion plutôt qu'une de prendre le large au classement général. Avec, dimanche, un super-G et un super-combiné.

asc/bvo

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